Trois camps, une ville, tout peut arriver . . .
Á Meiland, le calme n'est que de surface. Décimés par l'épidémie mondiale du siècle, les humains peinent à garder le contrôle de la ville face aux métamorphes. Ces animaux capables de prendre forme humaine n'ont pas l'intention de rendre les territoires qu'ils ont acquis. L'alliance avec les vampires permet pour l'instant d'équilibrer les forces, mais les intentions de ces derniers sont parfois loin d'être louables.Dans cette petite ville isolée du reste du monde, il suffirait de bien peu pour mettre feu aux poudres...
Meiland

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Un bar minable, mais un bon service client ! [ SNORRÍ ASLINN ]

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Walter J. McKenzy
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#3872 - Un bar minable, mais un bon service client ! [ SNORRÍ ASLINN ] - Posté le Jeu 27 Juin - 12:20.
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Walter avait toujours su s'en sortir, peu importait les situations. Il n'avait peut-être pas eut la meilleure des éducations, mais il avait appris la leçon la plus importante de toute : il ne fallait jamais laisser passer une opportunité. Les opportunités pouvaient se dévoiler sous différentes formes, et sous différents visages. Jusque-là, il pouvait se considérer comme chanceux. Du moins, c'est ce qu'un regard extérieur pouvait facilement dire de lui « Quel veinard ce Walter ! Quelle chance de cocu qu'il peut avoir ! ». Mais la chance.. n'est pas simplement du fruit du hasard. La chance est un muscle, un outil, que Walter James McKenzy avait apprit à manier d'une main de maître. La vie le lui avait enseigné : Peu importe d'où tu viens, et qui tu es, les augures se mettront de ton côté, si tu sais faire une chose.. La plus importante de toute : t'adapter.

On croit à tort que l'adaptation n'est d'une importance capitale uniquement dans le règne animal. Il n'y a rien de plus faux. Dans un monde où vampires et bêtes humaines se côtoient au quotidien, l'adaptation est un facteur clé pour la survie. Elle passe aussi par le fait de savoir se rendre indispensable. Et Walter avait fait en sorte de le devenir, pour certaines personnes.

Tous les moyens n'étaient pas forcément légaux. Il le savait parfaitement, mais il savait aussi que ce qu'il faisait lui permettait de garder une certaine sécurité pour lui, et les rares personnes qu'il considérait comme ses proches. Après tout, dans une ville où l'on retrouve régulièrement des cadavres à même le sol, la frontière entre être un hors-la-loi et agir pour sa survie devenait de plus en plus mince.

Walter jeta un œil à son carnet de compte. Il veillait à ce que tout soit toujours à jour. Il était prêt à se faire arrangeant, mais il devait bien avouer qu'il faisait bien souvent à la gueule du client. Il était bien plus simple d'obtenir quelque chose de lui lorsqu'un arrangement était déjà en place. Son personnel et ses collaborateurs le savaient. Ils ne les connaissaient pas tous personnellement, mais il savait choisir ses intermédiaires. Il espérait simplement que la police ne viendrait pas mettre son nez dans ses affaires, et briser l'équilibre fragile qu'il tentait de maintenir entre les races au sein de son bar.

Les choses procédaient toujours de la même façon. On se pointait à son bar pour deux raisons : Boire jusqu'à finir ivre mort, ou faire affaire. C'était pour le second cas qu'il passait une partie de son temps sur place, pour être trouvable, en cas de besoin... Et le cas de besoin arrivait bien plus souvent qu'on ne pouvait le croire.
L'on toqua à la porte de la succursale, avant que l'un de ses employés n'ouvre timidement la porte pour jeter un œil à l'intérieur.


« Monsieur McKenzy.. ? Quelqu'un vous demande...Un certain Monsieur Aslinn... »


Ce nom lui disait quelque chose. Pourtant, Walter ne daigna pas relever son regard de son carnet pour le moment.

« Vampire, Métamorphe, ou Humain.. ? » se contenta t-il simplement de demander.

« Métamorphe, quelqu'un de la campagne... il n'a pas l'air hostile.. »

Walter sembla faire le lien, et referma son carnet. Il se demandait ce qui pouvait amener le méta à être aussi loin de chez lui. L'humain ne l'avait jamais rencontré, personnellement, mais il lui était déjà arrivé de s'approvisionner de certains de ses produits.

« Fais-le entrer... Et prépare du café. C'est un collègue. » se contenta de souffler Walter avant d'aller ranger le carnet de compte dans un tiroir. Il laissa le métamorphe entrer dans la pièce, le détaillant un instant du regard, avant d'avancer vers lui, lui tendant la main pour le saluer.
« Walter McKenzy » souffla l'humain dans un sourire, avant de lui désigner un fauteuil.

« Je vous en prie, asseyez vous Monsieur Aslinn, que nous puissions parler de ce qui vous amènes ici.. »

L'humain était... visiblement habitué à ce genre d'entretiens.
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#3876 - Re: Un bar minable, mais un bon service client ! [ SNORRÍ ASLINN ] - Posté le Jeu 27 Juin - 19:04.

Le galop du cheval sur le bitume, du moins ce qu’il en restait, et son souffle qui se perdait dans les renâclements de l’étalon baie. Il était parti de la ferme à la fin de journée, laissant Aolis et Dyri seuls, ce qui, en plus d’être inédit, le plongeait dans un état d’inquiétude qu’il n’avait que rarement connu. Son cœur puissant pulsait sous la chemise défaite et il serrait constamment les jambes contre les flancs pour hâter la marche de l’animal.
La ville.
Une fois de plus, et un contexte totalement différent de leur escapade chez Imogène, au royaume des fleurs. Ce soir, il était pressé par le besoin, non par l’envie de faire une surprise et sa curiosité : Aolis était malade et il ne savait pas de quoi, pouvant tout juste diagnostiquer une fièvre violente qui ne passait avec aucun des remèdes naturels qu’il avait sous la main et que sa mère lui avait enseignés. Fièvre probablement due à ses difficultés face à la transformation : il s’épuisait, ne reprenait pas de force, se mettait dans des états d’excitation tels qu’il avait perdu connaissance pas plus tard qu’hier. Snow serra les dents et héla son cheval. Il les avait laissés sous leur forme naturelle, par sûreté, mais chaque seconde lui semblait un couperet au-dessus de sa tête. Il devait revenir au plus vite…

Sa silhouette anachronique, si elle n’alerta pas, surprit cependant, notamment les quelques vampires fraîchement levés qui, dans le luxe auquel ils se rattachaient, possédaient encore des voitures pour les plus chanceux, alors un cheval, c’était sans doute bien burlesque. Mais le chacal ne se souciait pas de ce que l’on pouvait penser de lui ou de quoi que ce soit d’autre d’ailleurs. Il ressassait un nom qu’Imogène lui avait soumis dans une conversation, comme ça, à la volée, un nom qu’il avait pris soin de retenir en cas…de nécessité, comme aujourd’hui.

Walter McKenzy.

Pas l’homme du siècle, pas le héros qu’on pouvait espérer rencontrer mais une personne plutôt habile de ses dix doigts et de son cerveau, suffisamment pour creuser sa place et se faire une renommée que n’importe qui pouvait convoquer. L’homme à tout faire, niché au cœur de la ville. Peu importait en vérité, le prix à payer, il n’y avait rien que Snow puisse refuser en de telles circonstances. La monture se vit tendre les rênes à l’approche du bouge que l’on appelait le « Night Crawler » et que le métamorphe était bien incapable de traduire. Il savait qu’il ne fallait pas « entrer par la grande porte » puisqu'il ne venait pas consommer les services de vitrine, mais prendre celle qui était dérobée, sur le côté.

Pied à terre, sa chevelure ayant imprimé les fluctuations du vent lors de la chevauchée, il attacha la bête et se présenta, déclinant son identité, ravalant ses crocs qui avaient tendance à pointer avec l’appréhension. Il espérait ne pas avoir affaire à un sadique ou un homme se sentant obligé de mettre sa paire sur la table pour se faire entendre ; un marché honnête, voilà ce qu’il attendait. Sinon il irait voler une pharmacie, il courait bien, il courrait longtemps s’il le fallait.

On le fit entrer rapidement, ce qui lui ôta un premier poids ; chaque minute qui passait aggravait l’état d’Aolis. Il suivit un humain qui le conduisit audit Walter, le long d’un étroit couloir, plutôt sombre et peu accueillant, jusqu’à un bureau, ou peut-être un salon ? Petit salon dans lequel l’attendait un grand homme blond aux yeux bleus. Au moins aussi grand que lui.
Snow renifla. Tabac froid – un misa le cendrier au milieu des papiers – un peu d’alcool aussi, quelque chose de fort, pas autant que sa gnôle de prunes, mais néanmoins suffisant pour mettre K.O un néophyte ou un gringalet. Peu de lumière. Les pupilles du chacal se dilatèrent pour mieux y voir, le rendant un brin effrayant. D’autant que…d’ici peu, cela se verrait qu’il ne côtoyait personne et que ses conversations se limitaient à celles avec ses fils et le fleuriste. Ça allait se voir très bientôt, l’autre l’avait peut-être même déjà deviné. Cependant il avait sa fierté et était loin de se dégonfler.
Le nom siffla à ses oreilles et il avança, s’installant dans le fauteuil comme on le lui demandait. C’était sûrement une manœuvre de politesse. Machinalement il remit quelques boutons de sa chemise et redressa son col, bien que faire bonne impression ne soit plus un souci, maintenant qu'il était entré comme un ouragan. Son cœur battait encore fort.

Qui devait parler maintenant ? Sans doute lui, à présent que McKenzy avait fait le premier pas. Snow plissa les yeux en le dévisageant comme s’il pouvait ainsi lire son âme, ce qui était bien sûr faux et impossible. Toutefois il savait en donner l’illusion, rappelant à l’humain qu’il était une bête dans le fond, et que sa courtoisie serait limitée par les réponses qu’il obtiendrait. Il venait en détresse, certes, mais avec sa méfiance naturelle.

- Mon fils est malade. J’ai besoin d’un traitement. Les méthodes naturelles que j’ai employées ne donnent rien et on m’a dit que vous pouviez vous procurer des médicaments, si je vous décris les symptômes…


Dire qu’il avait un second fils n’était pas nécessaire. Pour Walter, il n’y aurait qu’Aolis. Son ton fut brusque, il sentit que sa voix lui échappait, rocailleuse, bien plus que d’habitude où elle savait être aussi douce que l’eau.

- Est-ce que c’est vrai ? Vous pouvez faire ça ?
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#3877 - Re: Un bar minable, mais un bon service client ! [ SNORRÍ ASLINN ] - Posté le Jeu 27 Juin - 19:55.
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Les affaires sont les affaires. L'avantage d'être précédé par sa réputation, c'était qu'il n'avait pas besoin de perdre du temps en présentation. Il était Walter McKenzy, l'homme capable du meilleur, pour qui savait s'offrir ses services. Il se savait aussi capable de battre des vampires aux jeux d'argent, et de sauver des métamorphes d'une mort peu glorieuse. Après tout, même le fléau de l'humanité, la TC, n'avait pas su avoir raison de lui. Alors oui, Walter était un homme d'ego. Et il avait de quoi. Il ne tremblait pas devant les crocs des créatures, ou devant les menaces. Ce n'était pas qu'il n'avait pas peur.. Il savait surtout qu'il aurait du mourir il y a bien longtemps, et que la mort aurait dû l'abattre il y a bien longtemps.

C'est qu'il était bien battit, le campagnard. Son côté métamorphe était particulièrement visible, surtout dans ses yeux. Walter lui rendait son regard. Un regard lui aussi assez animal, dominant. Clairement, il avait beau être un humain, certaines de ses attitudes se rapprochaient parfois de la bête. Ils le savaient. Quelques idiots lui avaient déjà fait la remarque, qu'il était particulier, pour un humain. Il ne s'agissait là que d'une question de survie.

Walter l'écouta exposer son problème. Les médicaments n'étaient pas la chose la plus difficile qu'il ai eut à se procurer. Ce n'était pas facile, certes, mais clairement pas impossible. D'une autre catégorie, il y avait le sang noir, qui était un remède... moins orthodoxe, et plus difficile à obtenir... Néanmoins, ses capacités de guérison n'étaient plus à prouver.

A la fin de la tirade de l'homme, l'employer ouvrit à nouveau, venant déposer deux cafés sur la petite table basse devant eux, avant de repartir en silence. Walter ne lui accordait pas un regard, ses yeux toujours rivé sur le père, face à lui. Il l'avait senti dans la voix. Il était en peine... Si il lui disait non, l'homme repartirait en tournant les talons, sur-le-champs.


« Autant être honnête... Je ne suis pas médecin, et j'ignore beaucoup de choses sur l'anatomie métamorphe. Mais je peux vous obtenir des médicaments. »

Il poussa l'une des tasses de café vers le Métamorphe, avant de s'emparer de l'autre et de la porter à ses lèvres.

« J'ai déjà aidé un autre Métamorphe par le passé. Les médicaments humains semblaient efficaces sur lui. » précisa Walter, parlant d'une voix assez claire, mais neutre.

« Je vais avoir besoin de son age pour commencer.. et de savoir s'il peut déjà se... transformer. »
Avec les années, il était parvenu à avoir quelques informations de ce genre, sur les enfants Métamorphe. A vrai dire, il n'avait pas songé que ça pourrait lui être utile, jusqu'à aujourd'hui.

L'autre question, peut-être, la plus importante de toutes... était ce qu'il avait à offrir. Walter n'avait pas pour principe de travailler gratuitement, surtout lorsque l'on parlait de médicaments. Il reposa sa tasse.


« Qu'est-ce que vous avez à offrir, en compensation ? » Son regard se planta à nouveau dans le sien.
« Je ne parle pas forcément d'argent. J'ai conscience que si vous en aviez les moyens, vous ne seriez pas venu me voir moi. »
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#3878 - Re: Un bar minable, mais un bon service client ! [ SNORRÍ ASLINN ] - Posté le Jeu 27 Juin - 21:13.
Snow flaira beaucoup d’assurance chez l’humain, et quoi que ça soit réellement – du bluff ? – il avait un certain aplomb. Sur l’instant, il n’aurait su déterminer si cela était positif ou non. Entre métamorphes, il était courant de se dévisager pour estimer l’autre, établir le lien de la relation, dominant ou dominé ; les rapports étaient simples, mais chez les humains, se regarder de cette façon était beaucoup moins apprécié, et cela pouvait dire mille choses. Pourtant Walter n’avait pas l’air de s’encombrer des significations cachées, et au timbre de sa voix, le chacal sentit qu’il ne prendrait pas de détours ni de pincettes.

Quand le café arriva, il le huma sans s’en cacher, n’ayant guère le béguin pour cette boisson très amère ; il ferait l’effort ce soir, pour le protocole, pour accompagner celui qui le recevait. Cependant, dans l’immédiat, il avait besoin de réponses avant de prendre le temps d’une gorgée revigorante.

- Mon fils est jeune, des médicaments humains standards devraient suffire…je ne tiens pas à l’empoisonner avec des doses de cheval ou…tout autre remède illégal ou potentiellement dangereux. Oubliez le sang de vampire. Je ne veux rien à voir affaire avec eux. Même indirectement.

Une rancune gratuite, simple fait, il tirait cet enseignement de sa famille, son père précisément : on ne traitait pas avec les sangsues, point barre. Ils étaient un danger bien plus grand que les métamorphes au final, et leur seul atout était un esprit davantage élaboré et subtil, ainsi qu’un goût pour la violence psychologique.
Non, vraiment, Snow préférait les brutes aux intellectuels, dans ce cas précis.

- Il a eu cinq ans il y a peu, quelques mois, et sa première transformation.
– Il inspira, les doigts crispés, ses griffes raclant le cuir du fauteuil aux accoudoirs. – C’est très douloureux pour lui, il lui arrive de saigner du nez, de perdre connaissance, d’avoir un pouls très rapide, trop rapide…Il a même eu des nausées récemment. Et…de la fièvre.

Evoquer les détails l’achevaient, sa voix en portait le poids.

- Il n'y a que sous forme "animale" qu'il ne ressent pas ces effets...Si vous avez des enfants, vous devez comprendre…


Il n’était pas sûr que ce soit le cas, Walter semblait jeune, vingt-huit, peut-être, trente ans maximum ? Et des affaires tout le tour des bras, pas le temps de fabriquer une progéniture et de l’élever, mais la question était lancée, implicite. S’il était père, il savait ce qu’il ressentait. Quand vint le débat autour du « prix », il confirma qu’il n’avait pas d’argent à offrir, ni de bijoux ou d’or, rien de précieux, au sens où un homme normal pouvait l’entendre. Il s’était préparé à ça, à avoir le sentiment de ne pas faire le poids ; il ne flancha pas.

- Je n’ai aucune idée de ce dont vous avez besoin. Si vous me fournissez les médicaments ce soir, j’accomplirai n’importe quoi. Un service, ma récolte, mon cheval…


Se séparer d’une bête était terrible à envisager, pourtant si Walter acquiesçait…il le ferait.

- Je sais que c'est sûrement ridicule pour vous...je n'ai que ça, je n'ai que ma ferme, et mon fils...
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#3879 - Re: Un bar minable, mais un bon service client ! [ SNORRÍ ASLINN ] - Posté le Jeu 27 Juin - 22:07.
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La situation était pressante. Il en avait conscience. C'était probablement pour ça qu'il ne s'attardait pas beaucoup avait les fioritures. La vie d'un enfant était en jeu. Il n'était pas père lui même, mais il ressentait tout de même une certaine empathie, il devait bien l'avouer. Walter tiqua un peu lorsque le sang noir fut abordé. Il comprenait. Peu de métamorphe appréciaient les suceur de sang. Les humains n'étaient pas en reste non plus à leur sujet. La relation que le blond entretenait avec eux était... particulière.  Surtout parce qu'ils lui avaient sauvé la vie, dix ans auparavant.

Il termina rapidement sa tasse en l'écoutant parler. Un enfant jeune. De trop fortes dosent étaient dangereuses à cet âge. Peut-être même que leur protocole de guérison était affaiblit par rapport à leur corps une fois adulte. Walter enregistra les informations dans un coin de sa tête. Le métamorphe accordaient beaucoup d'importance à leur descendance. Il le savait. En sauvant ce petit... Le père lui serait redevable.


« Je ne suis pas père.. » précisa Walter, voyant bien la façon dont l'homme face à lui parlait douloureusement de la situation.

Ses accoudoirs en faisaient les frais, mais il ne dit rien, sachant parfaitement que le moment n'était pas idéal pour s'inquiéter de son fauteuil. Il écouta sagement ce qu'il avait à lui proposer, et un sourire assez... compatissant se dessina sur ses lèvres lorsque qu'il aborda le fait que cela pouvait lui sembler ridicule.


« ...Je suis né dans une ferme moi aussi.. Je sais ce que c'est, la vie à la campagne.. ça ne me semble pas ridicule... mais je me vois mal garder un cheval dans mon bar... »

Il se leva, allant fouiller dans une armoire pour voir ce qu'il avait, les médicaments qu'il pouvait lui donner. Il sortit un flacon de morphine presque vide et  une seringue stérile.

« ...Je vais vous donner de quoi calmer la douleur, pour ce soir. Une petite dose n'est pas dangereuse.. mais au vu de la façon dont il souffre.. il vaut mieux éviter de prendre des risques. »

Il lui nota la dose à donner à l'enfant.


« Revenez demain, avec lui. Je connais un médecin qui pourra l'examiner et lui donner un traitement plus approprié. Ne le forcez pas à rester sous forme humaine en attendant. »

Il posa la fiole, la seringue, et le papier devant le métamorphe.


« Pour le paiement... Je prendrais 10% de votre prochaine récolte.. Et je m'attends à ce que vous soyez disponible... si un jour, j'ai besoin d'un service. Je vous attends demain matin, avec le petit. Le médecin est un médecin humain, mais il s'y connaît bien plus que moi en la matière. Vous pouvez choisir de ne pas revenir si vous le souhaitez, mais je pense, très honnêtement, qu'il vaut que le petit voit un vrai docteur. Je peux m'arranger pour que nous nous rendions à votre domicile, si vous préférez, mais nous ne nous rendrons pas hors de la ville sans escorte, question de sécurité. »  
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#3881 - Re: Un bar minable, mais un bon service client ! [ SNORRÍ ASLINN ] - Posté le Ven 28 Juin - 9:09.
En d’autres circonstances, Snow se serait certainement ému du point commun que venait de révéler Walter : une vie à la ferme, isolée, avec une famille proche et des animaux, mais cette déclaration n’était dans l’immédiat qu’une perte de temps. Rien ne perça sur son visage fermé, que ses pupilles qui frissonnaient quand l’émotion le submergeait. Ce n’était vraiment pas son monde ici…tout était si différent…il n’aurait échangé son mode de vie contre rien au monde, même si cela lui coûtait des expériences sociales.

L’autre n’était pas père alors, et pourtant il avait l’air de comprendre, du moins d’éprouver un tant soit peu de compassion, ce qui le fit agir vite. Snow le regarda se lever, légèrement en avant sur son assise, près à…à quoi ? Bondir ? Peut-être bien. Il savait que les humains étaient des créatures impulsives au même titre que les métamorphes, et il restait sur ses gardes. La seconde qui suivit, il avait humé à distance le flacon que McKenzy venait de sortir et ses narines se pincèrent. De la morphine…Il ouvrit la bouche pour protester, Aolis n’avait que cinq ans ! Mais le blond poursuivit, préconisant une faible dose au vu de la situation exceptionnelle…Le chacal ne le quittait pas du regard, incapable de parler, en voulant terriblement à cet homme de lui demander de faire une injection à son fils, et se fustigeant lui-même de penser cela. Walter évoqua ensuite un médecin à consulter demain matin…et soudain les yeux d’ambre furent embrasés par la flamme de l’espoir. C’était totalement inespéré ! Bien plus que ce à quoi il avait pu s’attendre. Il prit ce que lui tendait le propriétaire des lieux et rangea soigneusement le contenu dans une sacoche de cuir qu’il portait à la ceinture.
« Je prendrai 10% de votre prochaine récolte…Et je m’attends à ce que vous soyez disponible….si un jour, j’ai besoin d’un service. » C’était beaucoup, 10%, mais c’était honnête. Il ne pouvait déterminer dans quelle mesure Walter prenait des risques, même s’il avait sûrement contacts et tuyaux en tous genres, toutefois de son côté, Snow était droit dans ses bottes.

- Je n’ai qu’une parole, Monsieur McKenzy. Vous savez où me trouver si vous avez besoin de quelque chose. Pour la récolte, c’est entendu. Je vous l’apporterai personnellement.

Il regarda le café qui fumait encore, signe que le marché avait été excessivement bref, et but d’une traite, debout devant le bureau. Le chacal lécha ses lèvres pour se débarrasser de l’excédent et adressa un ultime regard au blond.

- Demain matin, je serai là, avec Aolis.

Et il quitta les lieux, escorté par l’humain de tout à l’heure, passant le corridor, retournant à la rue puis à son cheval qui l’attendait calmement. L’air était chargé, annonçant un orage ? Ou bien était-ce la chape de plomb sur ses épaules qui lui donnait l’impression qu’il allait s’effondrer ? Les gestes lents, tremblants, il vérifia le harnachement, transvasa sa sacoche dans les plus grandes accrochées à la selle et…ses doigts glissant sur la crinière, il appuya son front contre l’encolure de l’animal, tandis que les premières gouttes jaillissaient du ciel. Bientôt, il fut impossible de connaître l’origine des perles transparentes sur son visage.

Il rentra au grand galop, si fort que les membres de l’étalon envoyaient des gerbes de boue sur ses jambes. Dans l’étable, il bouchonna énergiquement sa monture, l’esprit tourmenté, pressé de trouver son fils. Dyri l’attendait derrière la porte, penaud, les oreilles basses. Le cadet jappa en découvrant son père qui le souleva et le câlina le temps de monter à l’étage avec un torchon imbibé d’eau. Aolis était couché, mais à la grande surprise de Snow, il avait ses traits humains. Quand il vit le chacal entrer il se tortilla, essayant de se dissimuler sous la couette mais rien ne put le soustraire au feulement furieux du paternel.

- Tu n’en fais qu’à ta tête alors ?! Je viens de traverser la forêt et la ville pour toi, et tu ne te demandes même pas pourquoi tu dois rester sous ta forme animale ?!!


La colère sortait, étrange mélange de frustration, de stress, d’angoisse...d’impuissance.

- Papou…s’teu plaît…je voulais parler avec toi…

- TU N’AS PAS LA FORCE DE PARLER ! AOLIS !

Le visage si sage était trempé de pluie, d’éclats de boue et ses cheveux lui cascadaient en désordre le long des joues. Le petit chacal, pâle et frémissant, tira l’oreiller pour le prendre en guise de peluche. Alors Snow tomba sur le bord du lit en soupirant, portant une main fraîche au front brûlant.

- Tu as vu un docteur Papou ?

- Non. Nous irons en voir un demain, c’est pour ça que tu dois dormir et que je dois te donner quelque chose pour t’y aider et calmer tes douleurs. Comment vont tes jambes ?


Aolis grimaça, les lèvres tremblantes, sur le point de fondre en larmes.

- Elles me font mal…comme quand je cours trop mais c’est tout le temps…Tu vas me donner quoi ?


Il avait déjà sorti le flacon et la seringue, expliquant tout en préparant en quoi consistait l’ « opération ». Aolis n’était pas rassuré mais il faisait confiance à son père, et une fois la piqure réalisée dans le creux du coude, Snow lui épongea le front et le borda. L’aîné ne tarda pas à sombrer, rejoint par son frère, puis leur père après une rapide douche.
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#3884 - Re: Un bar minable, mais un bon service client ! [ SNORRÍ ASLINN ] - Posté le Ven 28 Juin - 10:35.
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L'humain aurait pu demander plus, et il le savait. Il n'y avait rien de plus facile à arnaquer qu'une personne prononçant qu'il ferait n'importe quoi. Mais Walter avait besoin de la confiance d'une partie de ses clients pour faire ses affaires, et sa réputation. Il avait jugé que l'affaire de Monsieur Aslinn méritait qu'il s'y intéresse, pour des raisons qui ne regardaient que lui. Dans le pire des cas, il n'aurait perdu que le fond d'un falcon et une seringue. Ce n'était pas rien. Les médicaments ne circulaient pas de façon systématique, à Meiland, surtout lorsque les clans métamorphes attaquaient les convois. Cependant, l'humain savait d'expérience que d'aider à sauver un Métamorphe, pouvait contribuer à sauver sa propre vie. Il y avait chez eux, un sens de la famille, de la loyauté, et de l'honneur assez étonnant, trouvant probablement racine dans leurs gênes animaliers. Il s'était parfois demandé si cela variait en fonction des différentes espèces, mais il n'était jamais allé plus loin dans l'étude que ce qu'il avait pu constater sur le terrain.

Je n'ai qu'une parole.
Walter devait avouer que rien ne lui faisait plus plaisir que ces mots-là. Des mots honorables, emprunts de fierté, qui signaient officiellement leur accord.


« A demain, Monsieur Aslinn » se contenta de souffler le Blond alors que le Metamorphe repartait comme il était venu, plongeant à nouveau les lieux dans le silence.

Après son départ, Walter s'alluma une cigarette, réfléchissant au deal qu'il venait de passer. Le Metamorphe semblait être quelqu'un de bien, quelqu'un sur qui il pourrait, mais qui ferait toujours passez sa descendance en premier. C'était honorable, oui. Mais cela forcerait Walter à tenir compte de ces données le jour où il viendrait toquer à sa porte, pour lui demander la dernière contrepartie. Il devait tenir compte des contraintes si il voulait espérer qu'on lui réponde favorablement.

Une fois la clope éteinte, il s'affaira à remplir sa part du marché. Il vérifia le nombre de balles dans son arme avant de sortir. Si il voulait que le médecin soit à l'heure, le lendemain, il se devait d'aller lui parler personnellement. Le blond savait qu'il ne lui refuserait pas, cependant, il devait s'en assurer. Il n'y avait rien de pire qu'un Métamorphe se sentant trahit. A cela, ils étaient semblables aux bêtes, et Walter avait déjà un équilibre suffisamment frêle à maintenir pour ne pas s'encombrer d'ennui supplémentaire.

Ainsi, le lendemain, le médecin était bel est bien présent. Ce n'était pas le meilleur médecin de la ville, c'était un fait, mais sa connaissance en médecine restait meilleure que celle de Walter. Le blond pouvait facilement pratiquer lui-même les gestes de premier soin, désinfecter, suturer les plaies ou remettre en place une épaule démise, mais pour le reste, il n'était tout simplement pas qualifié.

Il briefa rapidement son équipe, leur expliquant que le chacal allait débarquer, d'un instant à l'autre, et qu'il fallait le laisser entrer. Il avait fait dégagé la pièce de façon à ce que le docteur puisse ausculter l'enfant, et avait préparé une compensation monétaire pour le dit docteur.
Tout était en place pour les recevoir, lui, et sa progéniture.

Lorsque le métamorphe arriva, aucune question idiote ne fut posée. On le conduisit directement dans la salle de la dernière fois, lui indiquant que Monsieur McKenzy et le docteur attendaient dans la pièce de la dernière fois. Le nom du docteur ne fut pas précisé. Il n'avait aucune envie que l'on vienne crier sur tout les toits qu'il pratiquait la médecine en dehors de ses circuits traditionnels.

En le voyant entrer dans la pièce, Walter se leva du fauteuil dans lequel il était assis pour venir à sa rencontre et faire les présentations.


« Ah, Monsieur Aslinn, vous êtres là. Je vous présente le docteur. C'est lui qui va ausculter votre Fils, Aolis. Je lui ai déjà vaguement expliqué la situation, mais il serait mieux que vous lui racontiez directement. »

Walter avait retenu le nom du petit, qui n'avait été prononcé qu'une seule fois la veille. Il avait le don de faire attention à ce genre de détails, ce qui montrait qu'il avait une oreille, particulièrement attentive à ce que l'on lui racontait. Et, il avait tenu son engagement. Un docteur était là, prêt à s'occuper du petit, en la présence de Snorri et de Walter, pour surveiller la situation.
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#3908 - Re: Un bar minable, mais un bon service client ! [ SNORRÍ ASLINN ] - Posté le Sam 29 Juin - 11:03.
Dyri ne voulait pas descendre, pas dans le cellier. Si personne ne revenait, il ne pourrait pas soulever la planche tout seul, pas avec sa force de mouche. Snow le porta pour l’embrasser tendrement, le rassurant une fois de plus.

- Dyri…on sera vite revenus, est-ce que j’ai manqué une fois à mes promesses ?

Le petit chacal coucha les oreilles et lécha tristement le nez de son père. Non, il faisait de son mieux et il pouvait lui faire confiance, du moins il n’en avait pas le choix.

- On va à la ville, on voit le docteur pour Aolis et on revient tout de suite. Au plus tard, on sera là ce soir. Je t’ai mis de l’eau et un pigeon cru comme tu les aimes en bas, avec ta couverture. Tu seras au frais, et personne ne te fera pas de mal parce que personne ne vient chez nous et personne ne saura que tu es caché là.

Les pattes du plus jeune tremblaient, aussi Snow prit le temps de le bercer. Ce n’était qu’un bébé, parfois il l’oubliait…Aolis arriva à ce moment, habillé et tenant lui aussi péniblement, sur ses jambes toutefois.

- Papou, on emmène pas Dyri ?

- Je te l’ai dit, c’est dangereux. On ne sait pas ce qui peut se passer, et j’ai dit que je n’avais qu’un fils, pour vous protéger. Les humains…


- A part Imogène ?
– poursuivit l’aîné. Le père acquiesça.

- A part Imogène, oui. Les autres, on reste sur nos gardes.

Aolis fit « oui » de la tête et vint embrasser son frère. Quelques fois, cela leur était arrivé à tous les deux d’attendre leur père dans le cellier quand il allait faire du troc ou en éclaireur loin de la maison. Pas que la compagnie des saucissons de sanglier et des légumes en bocaux ne soit désagréable, mais ils étaient à l’affut des moindres bruits et du moment où ils flaireraient l’odeur du chacal adulte pour enfin arrêter d’avoir peur. Dyri finit donc par descendre de son plein gré, mais la queue entre les pattes, le petit escalier de bois sous la cuisine. Snow ferma la trappe, remit le tapis par-dessus et tenta de faire abstraction des geignements de son petit…qui lui brisaient le cœur.

-----------------------

Pour être soigné, Aolis avait préféré être sous sa forme humaine, même si la chevauchée à vive allure avait achevé de prendre son énergie. Snow s’en voulut, mais c’était plus rapide que la charrette, et y aller au rythme de leurs pattes aurait été encore plus dangereux pour le petit. Il dut le porter une fois devant le bouge de Walter, une expression nettement plus agressive sur le visage qui s’expliquait par le fait qu’il n’était plus seul en ville ; il y emmenait sa progéniture, et l’idée ne lui plaisait pas du tout de se rendre vulnérable de la sorte. Cependant une fois à l’intérieur, il se sentit un peu délesté de sa colère de trouver le maître des lieux en compagnie d’un autre homme qui devait être ledit médecin. Il inclina du chef à l’intention de ceux-ci, appuyant davantage face à Walter McKenzy pour signifier deux choses : il reconnaissait qu’il avait tenu parole en convoquant le médecin et l’invitait à ne pas s’éloigner du « droit chemin ».

Aolis frissonnait à nouveau, pris d’un accès de fièvre maintenant que la morphine n’opérait plus. Snow rendit le flacon à Walter et déposa son fils sur la couchette improvisée, s’adressant désormais au docteur pour lui expliquer la situation. Il évoqua la première transformation qui avait valu la fuite d’Aolis, les souffrances des suivantes, le nez qui saigne quand il s’excite trop sous forme humaine, les récentes pertes de connaissance et les douleurs aux jambes. Il insista sur le fait qu’il ne forçait jamais son petit à être chacal ou garçon, qu’il mangeait à sa faim et de manière totalement équilibrée : beaucoup de viande – c’était leur principale alimentation en tant que métamorphes carnivores – ainsi que des légumes, des féculents quand ils avaient la chance d’obtenir du blé ou d’avoir une bonne récolte de pommes de terre, des fruits et de l’eau en abondance. Le père ajouta qu’il n’avait jamais souffert de ces symptômes, même dans sa jeunesse, alors il ne savait que faire et ne comprenait pas ce qui arrivait à son fils.

- Vous pensez qu’il…pourrait être précoce ? Ou quelque chose comme ça ?...

Au fond il espérait que l’homme allait lui dire qu’il souffrait d’hyperactivité, et pas qu’un mal plus grand le rongeait, sinon…il...il ne faudrait qu'il s'effondre.
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#3916 - Re: Un bar minable, mais un bon service client ! [ SNORRÍ ASLINN ] - Posté le Dim 30 Juin - 9:54.
Un bar minable, mais un bon service client !
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Walter avait toujours eut une vision assez... particulière, des situations. Même s'il avait de la peine, pour ce gamin, il essayait toujours de calculer sa façon d'agir sur un Schéma très simple : Ce que l'échange pouvait lui apporter, contre ce que l'échange lui faisait perdre. L'Altruisme pur et dur ne faisait pas réellement parti de sa façon de faire.. Du moins, plus depuis un certain temps. Walter était passé d'un garçon sensible de la campagne à un mort-vivant lorsqu'il s'était su condamné, pour renaître en un amoureux de jeux dangereux. Une addiction qui finirait par lui coûter sa vie, il le savait. Dans les faits, il ne plaçait aucune réelle confiance dans l'attitude du métamorphe. Il le comprenait, ça, il en était certain, mais il savait aussi qu'un coup de patte placé au bon endroit suffirait pour qu'il se vide de son sang, en l'espace de quelques minutes. Les humains sont fragiles, et il en fait parti. Néanmoins, Monsieur Aslinn avait plusieurs attitudes qui le poussait à croire qu'il ne s'en prendrait pas à lui de la sorte. D'une part, le fait qu'il soit père, et qu'il ai amené son enfant jusqu'ici, dans l'espoir qu'il soit sauvé. D'autre part, le fait qu'il lui ramène le flacon, en gage de sa bonne fois. Ce n'était pas grand chose, mais cet enchaînement d'événement lui montrait sans mal que la bête face à lui était intègre. Walter ne s'opposa pas à ce qu'il reste durant toute la procédure. L'un comme l'autre, ne pouvaient pas prendre le risque de tout perdre, si l'un d'eux venait à rompre sa part du marché.

Le docteur fit un examen assez complet du corps du garçon, prenant différentes données comme sa tension, sa température, observant sa gorge, ses yeux, ses oreilles, venant exercer quelques pressions sur ses jambes pour vérifier leur état avant de poser son diagnostique.


« Ces douleurs sont naturelles, chez les enfants métamorphes. »
conclut l'homme. « Cela dépend beaucoup de l'individu, mais il arrive que les premières transformations soient particulièrement douloureuses pour les enfants, notamment parce que leur cerveau n'arrive pas encore à s'habituer a cette nouvelle forme »

Walter sourit en l'écoutant, restant en retrait. Après tout, son rôle n'était que la mise en relation. Mais, il préférait que les choses finissent ainsi et que le petit ne soit pas atteint d'une maladie grave. Il n'aurait pas aimé avoir à gérer un paternel désespéré sur les bras. Il n'interrompit pas le médecin, le laissant finir.

« Néanmoins, le petit a développé des inflammations, à force de vouloir rester sous forme humaine. Je préconise donc la prise d'un anti-inflammatoire pendant une semaine et demie lorsqu'il fait une montée de fièvre, ainsi que de grande plage de repos sous forme animale. Les transformations seront toujours douloureuses à la fin du traitement, mais il ne devrait plus y avoir de fièvre et de saignement. »

Le docteur rédigea une note pour Walter, avant de lui remettre.


« Dans l'idéal, ce serait ce qu'il faudrait lui donner, ou un équivalent. »

Le docteur ne s'attarda pas d'avantage. Bien qu'il ai fait le déplacement jusqu'ici, il n'avait pas envie de rester d'avantage. Il les salua, poliment, avant de repartir, laissant Monsieur McKenzy gérer pour le reste. Walter souriait.

« … Ce n'est donc pas grave. »
en conclut-il assez simplement. Son regard détaillait les deux métamorphes, avant qu'il ne bouge, pour aller vérifier s'il avait le médicament en question. Il n'avait pas exactement celui noté sur la notice mais.. il trouva une plaquette, d'un équivalent. Il vint l'apporter au père, en croisant son regard.

« Si vous êtes fiables, et je suis certain que vous l'êtes... Je serais ravi de refaire affaire avec vous, si vous avez à nouveau besoin de mon aide. »  
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#4033 - Re: Un bar minable, mais un bon service client ! [ SNORRÍ ASLINN ] - Posté le Mer 10 Juil - 17:30.
Snow était sous tension, il le demeura tout le temps de l’examen médical, le regard vif, les mains nerveuses comme prêtes à intervenir en cas d’éventuelle « trahison », même si tout dans l’attitude de Walter McKenzy lui disait que les choses se dérouleraient selon le plain préétabli. Le véritable dilemme du chacal était qu’il n’avait jamais confié ses petits à qui que ce soit, hormis lui-même et Imogène – qui faisait figure d’exception toute récente – il ne déléguait pas, ne se reposait sur personne, PERSONNE ne touchait Aolis et Dyri, autre que lui. L’épreuve fut difficile, d’autant qu’Aolis exécutait péniblement les demandes du médecin, les tempes pâles, le nez glacé et le corps tout frissonnant maintenant que la morphine ne faisait plus effet et que le stress le tenait. Cependant, le père vit bien que les gestes étaient méthodiques, les gestes techniques étaient ceux de l’habitude et il finit par se détendre un peu quand le spécialiste rendit le diagnostic. Il avait déjà plus ou moins connaissance de ce qu’avançait l’homme, mais n’avait pas imaginé que cela puisse conditionner ainsi les premières mutations de son aîné...
Il se sentit démuni et faible le temps d’un instant, plongeant ses yeux ambrés dans le regard fuyant du docteur. Il ne pouvait influencer cet homme, le « toucher », s’en faire pleinement comprendre, pas comme avec le tenancier blond juste derrière. Le docteur débitait froidement ses analyses et Snow s’en sentit quelque peu froissé. Au terme d’ « inflammations », son attention fut de nouveau piquée, il fit un pas, venant caresser le front d’Aolis qui se laissa faire avec envie, soulagé qu’on ait fini de le tâter sous tous les angles. Ils échangèrent un regard : celui de Snow était aimant mais emprunt d’une légère forme de reproche pour son fils qui avait abusé des transformations sans écouter ses conseils, quant à celui d’Aolis, il était fatigué, tendre et désolé à la fois, effrayé un peu quand ses yeux verts se tournaient vers le médecin au visage impassible. D’un autre côté, le chacal adulte ne pouvait réprimander le plus jeune de vouloir expérimenter ses capacités ; c’était ainsi que l’on apprenait, par soi-même, et Snow ne remettait jamais en question l’école suprême : celle de la Nature.

Il acquiesça finalement au salut du docteur, n’étant toutefois pas disposé à une poignée de main comme l’usage le préconisait ; la rencontre était formelle, l’homme eut d’ailleurs tôt fait de s’éclipser, une fois la note placée dans les mains de Walter. Aolis tendit les bras vers son père qui le souleva, et s’y blottit en pleurant sans bruit. Après un long instant de silence, la voix du blond trancha la tension accumulée dans la pièce.

« Ce n’est donc pas grave. »

Il trouva une forme de « soulagement » dans la voix du blond, et lorsqu’il vint plus près, il fit l’effort de ne pas examiner la plaquette, gage de la confiance qu’il lui témoignait, et dont il voulait qu’elle soit reconnue par son vis-à-vis. C’était peu de chose peut-être, mais pas pour un père qui élève seul ses petits au milieu de la forêt, pas pour un homme qui bat la campagne au grand galop pour trouver un remède. Snow avait trouvé un homme droit – il le pensait – et visiblement la réciproque était vraie.
Le chacal fronça légèrement le nez aux mots de Walter McKenzy.

- Je vous l’ai dit, vous aurez la contrepartie de votre effort à la fin de l'été. Si mon fils guérit, ma reconnaissance vous sera éternellement acquise, et je n’ai pas besoin de sucer le sang des gens pour que mes mots soient sensés.

Avec Walter, il aurait pu…un tressaillement au bout de ses doigts. Il aurait pu oser une poignée de main alors qu'il ne l'avait rencontré que la veille - ce qui en soit été déjà un exploit - mais sa nature sauvage et détachée de tout lien social extérieur l’en empêcha.
Du chef, il s’inclina sans quitter des yeux le tenancier.

Quelques secondes après, il avait disparu.


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#0 - Re: Un bar minable, mais un bon service client ! [ SNORRÍ ASLINN ] - Posté le .

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