Trois camps, une ville, tout peut arriver . . .
Á Meiland, le calme n'est que de surface. Décimés par l'épidémie mondiale du siècle, les humains peinent à garder le contrôle de la ville face aux métamorphes. Ces animaux capables de prendre forme humaine n'ont pas l'intention de rendre les territoires qu'ils ont acquis. L'alliance avec les vampires permet pour l'instant d'équilibrer les forces, mais les intentions de ces derniers sont parfois loin d'être louables.Dans cette petite ville isolée du reste du monde, il suffirait de bien peu pour mettre feu aux poudres...
Meiland

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Une odeur venue du passée (Pv Shaun)

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Hannibal Sidziskauskas
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#3348 - Une odeur venue du passée (Pv Shaun) - Posté le Sam 23 Mar - 22:48.
Le conservatoire de musique, d'art de la parole et de danse. Nommer si sobrement conservatoire par le petit peuple de Meiland, l'un des derniers lieux où la culture prédominait en maître tel un Roi sur un plateau d'échecs. Le lieu habituellement si discret, arborait en ce jour d'exception ses plus beaux artifices : la décoration avait été refaite avec goût sans pour autant partir de le kitsch. De nombreuses plantes avaient été importés dans les couloirs afin de donner une touche de verdure à ces lieux de passage. Quelques tableaux avaient été également exposés afin de mettre en avant les créations des artistes locaux et pour certains encore méconnus du grand public.

En ce début d'après-midi d'un samedi ensoleillé, la bâtisse sentait bon la fraîcheur et l'agitation créatrice de liens sociaux. Le conservatoire ouvrait grand ses portes pour deux journées d'initiation à l'art sous toutes ses formes, toute la population était invitée à cet événement. De nombreux curieux ainsi que des novices voir des artistes confirmés avaient répondu positivement à l'initiative proposée par la mairie. Ces deux jours étaient un excellent moyen d’apaiser la population chamboulée par les récentes rumeurs émises par ce « H », en effet, un peu partout dans la ville de multiples tensions avait vu le jour au grand damne des dirigeants qui ne savaient quoi faire pour endiguer le phénomène. De ce fait, plus encore qu'une simple porte-ouverte, les musiciens renommés de la ville avaient été invité à venir représenter en solo leur spécialité et d'ensuite faire une démonstration de leur talent en groupe tel un orchestre symphonique.

~~

Quelques jours auparavant, les différents musiciens professionnels de Meiland avaient tous été convié afin d'être informé de l'événement futur afin de planifier les représentations de chacun. Officieusement, cette rencontre entre les artistes avait pour but de mettre les choses en lumières concernant certains membres qui avaient été éclaboussés par les récentes rumeurs. Hannibal n'avait pas été le seul visé, certains avaient vu des informations sur leurs passifs supposés mis en avant tels que des cas de prison ou même d'agression sexuelle. Néanmoins, les accusations à l'encontre du pianiste étaient les plus inquiétantes et le plus grave. Le lion avait, bien entendu, accepter l'entrevue et se plia de bonne grâce aux multiples interrogations qui lui fut posés sur le sujet. Ce dernier avait une telle aisance dans le mensonge qu'il lui fut aisé d'apaiser les craintes à son sujet tout en argument de façon logique.

Après tout, comment était-ce possible qu'un métamorphe puisse se faire passer pour un homme si cultivé et si à l'aise en société ? Hannibal n'avait rien du stéréotype du métamorphe rustre, impoli, peu à l'aise avec les relations et peu instruit. Il était même tout l'inverse.

~A nightmare dressed like a daydream~

Il ne fut finalement pas si fastidieux de dissiper les doutes et inquiétudes à son sujet dans l'esprit naïf et malléables de ses « collègues ». En faire de même au sein des Radicaux s'avéraient bien plus fastidieux, car de nombreux conflits enflaient chaque jour dans le clan. Rare était les journées où personne ne venait chercher des ennuis au Bêta, cette situation était aussi amusante qu'elle n'étaient agaçante. La méfiance des anciens ainsi que d'Alexis à son égard était parfaitement justifiée et d'autant plus que ce genre de manigances pouvaient très bien coller avec ses plans. Sa réputation déjà noire avait un peu plus été noircie parmi les siens.

~~

L'une des nombreuses salles dédiées à la musique avait été réquisitionne et transformé l'espace de deux jours en une salle de concert. De nombreuses chaises en bois avaient été installé en 3 rangées face à l’estrade de bois sur laquelle trônait un piano à queue noir laqué. 14 h 00 pilent s'affichait à la montre semi-cachée par une veste de costume en motif prince de galle dont la pochette plié à l'italienne possède un motif similaire à la cravate. Sous cette dernière, une chemise bleu clair surmonté d'un veston boutonné du même motif que le costume. Une cravate paisley noué d'un nœud double windsor, une paire de chaussures de ville en cuire noire complète la tenue élégante du pianiste. Ce dernier est installé sur son tabouret, les mains survolant les touches bi-couleurs de son clavier. Étrangement, aucune partition ne trône sur le pupitre présent à cet effet.

Le lion ferme les yeux lentement tendis que mentalement, il sort de sa mémoire la représentation exacte des partitions propre au morceau qu'il va exécuter dans quelques instants. Le silence règne dans la salle, les mains du pianiste se pose avec douceur sur les touches et se mettent en mouvement avec précision faisant sortir les premières notes des « Golberg Variations » de Bach.


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#3635 - Re: Une odeur venue du passée (Pv Shaun) - Posté le Dim 14 Avr - 21:35.
Te voilà devant l'immense bâtiment : le Conservatoire. Ton regard ne se détachait pas de la façade. Pleins de choses se bousculaient dans ton esprit. Tu étais partagé entre la haine et le doute.. et tant que ce doute subsisterait, tu n'avais pas le droit de te laisser aller à cette folie qui te guettait. Pourquoi étais-tu dans cet état ? Tout simplement parce que tu tenais peut-être le meurtrier que tu recherchais tant. Mais la source qui détenait cette information n'était pas sûre. La fiabilité de ce fameux « H » portait à controverse. Il sortait des dossiers sur tout le monde, autant dire que ça devait prendre au dépourvu les principaux intéressés. Pour le coup, il en créait du remue-ménage. Même aux informations locales on parlait de cet inconnu. Ce mystérieux individu avait bien joué son coup et ses actions avaient l'effet d'une bombe à retardement. Plus il y avait de gens visés par ces accusations et plus les tensions apparaissaient. Les autres se méfiaient de ceux qui avaient le malheur d'être sujets à des faits compromettants. Bien souvent, les pris pour cible s'empressaient de démentir. Sans aucune preuve, la police ne pouvait pas intervenir, mais ça pouvait donner matière à enquêter : approfondir une piste, en suivre une nouvelle.. et ainsi peut-être pouvoir rouvrir des affaires classées sans suite ou simplement abandonnées. Tu avais horreur de ça, des gens qui s'en tiraient en toute impunité, pensant qu'ils ne seraient jamais inquiétés. Mais la roue finit toujours par tourner, tôt ou tard.


Ton avis à propos de « H » ? Hum... Malgré que tu approuvais qu'il mette en lumière le passé ou la vie actuelle de tous, tu restais somme toute assez dubitatif. Oui, il disait des choses avérées sur certains aspects de la vie privée, mais quant aux chefs d'accusation, ce serait bien trop simple de se contenter de le croire sur parole. Il fallait obligatoirement vérifier et enquêter, parce que les rumeurs, c'était facile à lancer. N'importe qui en était capable. De ton point de vue, tu te servais de  ces informations pour en premier lieu te méfier des plus dangereux – enfin potentiels. Même si tu n'étais pas sûr à 100% que c'était vrai, tu ne pouvais décemment pas faire comme si que rien n'était. Disons juste que tu t'aidais de ces coups de pouce. Certaines personnes préféraient ne pas donner raison à « H », ignorant ses tractes ou dénigrant sa façon de faire. Ils refusaient de le croire, et c'était légitime, bien que probablement idiot. Toi, même si tu étais prudent, tu t'y intéressais de près. Tu te servais de certaines rumeurs comme base pour de nouvelles recherches. Tu ne devais pas les ignorer, toute information était bonne à prendre. Et quand bien même ce serait dangereux, tu étais prêt à creuser, pour la vérité... Tu leur avais promis, sur leurs tombes reposant côte-à-côte, que tu retrouverais leur assassin.

« Maman, Lana... J'ai peut-être quelque chose de sérieux. », avais-tu lancé en regardant un petit cadre photo.

Un nom avait eu ton attention. Celui d'un célèbre pianiste, M. SIDZISKAUSKAS Hannibal. D'après « H », il serait adepte du cannibalisme en plus d'être un métamorphe lion. Ça collait bien avec l'attaque que vous aviez subi. Mais pour ne rien arranger, il faisait partie des radicaux de Meiland. Il n'avait définitivement pas le profil d'un enfant de cœur. Tu allais devoir faire très attention. Tu avais lu son démenti dans le journal de la ville, et même s'il s'en était bien tiré, tu ne pouvais pas te contenter de fermer les yeux sur ses seules paroles. Que ça vienne du messager inconnu, d'Hannibal ou de n'importe quelle autre personne, impossible de ne pas vérifier. C'était le B.A-BA. Accuser à tort était impensable. Tu en avais vu et lu, des enquêtes criminelles. Autant dire que les innocents condamnés à tort prenaient cher pour rien. Généralement, ils perdaient tout et voyaient leur vie détruite. Tu aurais pu en toucher deux mots à la police leur faire part de tes doutes pour un possible lien qu'il pourrait y avoir avec l'affaire qui t'avait touché.. mais non. Tu avais perdu foi en elle, tout comme elle l'avait perdue à force de recherches infructueuses... Pour toi, c'était comme un abandon.


Bien décidé à te débrouiller seul – pour l'instant – une occasion en or s'était présentée assez vite, même plus vite que tu ne l'aurais cru. En cette période de portes ouvertes, quelques grands noms allaient être présents. Le conservatoire de Meiland était assez grand pour accueillir plusieurs corps artistiques différents. Pour le plus grand bonheur de la population, tous pouvaient en profiter pour découvrir ces belles activités en toute gratuité. Les deux jours qu'accordaient les experts devraient faire naître quelques vocations, ainsi que de nouvelles passions. C'était enrichissant comme événement, ça faisait bouger la ville, sans compter que ça rapprochait tout le monde. Tu avais donc sauté sur l'occasion quand tu avais appris que M.SIDZISKAUSKAS était de la partie. Oh, tu ne comptais pas le lâcher, non. Tes premières investigations débutaient dès aujourd'hui. Après tu essayais de garder toute neutralité. Tu n'avais pas le droit de te dire que c'était bien lui alors que tu n'avais presque plus aucun souvenir physique de l'assassin. Tu devais rester naturel et objectif, garder tes doutes pour toi. Disons.. une sorte de prise de contact afin de te faire une première idée sur le personnage. Tu étais loin d'être extralucide, mais peut-être le sentirais-tu s'il adoptait un comportement de façade avec toi ? Enfin, ça c'était ton espérance si tu parvenais à l'approcher.


Ce n'était pas peu dire.. à peine avais-tu passé la grande entrée que ça grouillait de partout. Il y avait un tel monde ! Tu en avais rarement vu autant au mètre carré. Ça te rappelait un peu l'école, même si c'était différent. Tu viens te repérer sur un des plans mis à disposition. C'était la première fois que tu venais ici.. alors tout d'abord, évite de te perdre et cherche ton chemin, veux-tu ?... Tu prends ton temps pour bien visualiser l'espace. Tu repères ta position par rapport à la salle de musique qui serait assez grande pour accueillir un piano – parce que le pianiste que tu venais voir allait jouer devant qui voulait l'entendre. Peut-être était-il justement en train de jouer, ou bien d'essayer de donner des cours aux autres. À moins que les professionnels ne servaient seulement de mascottes pour démontrer leur talent, faire parler d'eux et ainsi faire venir du monde pour que les organisateurs y gagnent un minimum. Oui, la nourriture et les boissons servaient de source de revenu, en contre-partie du reste offert au grand public. Mais bon, rien de bien excessif en soi, même si grâce à tout ce beau monde, ils allaient amasser un bon petit pactole après deux journées complètes de forte affluence. C'était probablement le but officieux des portes ouvertes, l'officiel étant de faire émerger des clubs jusqu'à lors peu connus, ou bien de gonfler ceux déjà pratiqués plus souvent. Il ne fallait pas que Meiland se meurt. Peut-être était-ce aussi pour faire oublier un tant soit peu les tensions qui menaçaient d'exploser d'un instant à l'autre ? Aplanir et apaiser la situation sans trop se mouiller, pour faire diversion.


Tu avances lentement au rythme des gens, suivant le mouvement qui allait vers ta destination. Aller à contre-courant serait trop chiant et tu ne tenais pas spécialement à te prendre des coups d'épaules, de sacs à mains, ni même à te faire bousculer. Il n'y avait rien de mieux pour t'agacer et te mettre de suite dans de mauvaises dispositions... Tu observes parfois les petits ateliers plantés ici et là, mais tu ne t'attardes pas. Quand de petits attroupements se forment, tu les contournes intelligemment et s'ils viennent de partout, tu te faufiles rapidement entre les gens en mouvement avant de te retrouver coincé. Heureusement que tu n'avais pas des kilomètres à faire, sinon tu aurais vu ça comme un parcours du combattant – même si ce n'en était pas si éloigné au final...

Ah ! Ça y est ! Voilà la salle où devrait se trouver le pianiste. Tu arrives in extremis avant que la porte ne se referme. Il n'y a plus aucun bruit dans la grande pièce aménagée pour l'occasion afin d'accueillir le public. Le staff te fait signe de te taire tout en te montrant l'heure puis l'estrade où trône fièrement Hannibal – assit sur le petit tabouret du piano auquel il fait face. À peine l'heure exacte venue, il appuie sur la première touche avant d'enchaîner les notes suivantes. Tu reconnais alors la partition qu'il joue. Tu n'irais pas jusqu'à te dire fan, mais il t'arrivait parfois d'écouter de la musique classique. Efficace pour apaiser la peine qui t'envahissait lors de ton humeur maussade. Et puis il fallait l'avouer, il avait un talent indéniable, sa réputation n'était plus à faire. Pour preuve, les quelques rangées de chaises étaient insuffisantes. Beaucoup de monde était assis parterre ou bien adossés contre les murs, écoutant, contemplant. Tu en faisais partie... L'arrière de ta tête repose contre le mur qui fait face à l'estrade. Les bras croisés, tu observes le pianiste pendant que ton esprit se remplie de notes mélodieuses. Grâce à la très bonne isolation phonique des lieux, il n'y avait aucun son parasite venant de l'extérieur. L'expérience n'en était que plus appréciée – totale. À certains passages, tu fermes les yeux alors que tu te détends au fil de la partition. Tu en oublierais presque la raison de ta venue ici…
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#3662 - Re: Une odeur venue du passée (Pv Shaun) - Posté le Jeu 18 Avr - 17:34.
L'esprit du bêta n'est qu'un constant fourmillement de pensées, un éternel ballet se mouvant au rythme de l'imagination et de l'interprétation du lion vis-à-vis de son environnement. Tel le fauve qu'il est, Hannibal demeure perpétuellement aux aguets même lorsqu'il semble détendu et confiant. Ne jamais relâché sa garde au risque de le regretter amèrement tel était le fardeau de ceux dont les ennemis se comptent d’avantage que les alliés. Il demeure pourtant une activité où le lion se vide complètement l'esprit : la musique. Le contrôle constant disparaît le temps d'une partition, cela se perçoit aisément au visage bien moins sévère que le musicien affiche. La passion qu'il voue à l'art transpire alors dans chacune de ces cellules, l'émotion naît dans la plus petite fibre de son être et s’étend au reste de son âme. Nulle simulation dans les yeux brillants de l'artiste face à la beauté d'une composition connue et reconnue pour son génie et sa beauté.

« Goldberg variations » l'une des partitions les plus appréciées du Lion, mais également l'une des plus longue puisque l'ouvre originale se compose de pas moins de 31 variations successive soit un enchaînement de rythme et mélodie différents pendant pas moins d'une heure et 22 minutes, 22 secondes. Originellement prévue pour être joué sur un clavecin à double clavier, Hannibal à prit la décision d'opter. Le pianiste interpréta successivement les 7 premières variations ainsi que l'Aria. Soit un total de 15 minutes et 22 secondes de musique continue, ce fut à contre cœur qu'il n’enchaîna pas sur les autres afin de compléter l’œuvre qui n'était que plus majestueuse lorsqu'elle était représentée dans son intégrité. Le public de jeunes curieux qui l'écoutaient n'aurait nullement la patience de tenir immobile et silencieux pendant près d'une heure 30, il en avait parfaitement conscience.

Le pianiste termina les dernières notes de la variation 7 en laissant ses doigts quitter le clavier pour se déposé avec précaution sur le couvercle en bois qu'il ramena sur les touches noir et blanche. Ce signal perçut à sa juste valeur comme la fin du concert fut accompagné par les applaudissements enthousiasme du public dont la plus part s'étaient levé de leur siège afin de mieux gratifier le pianiste d'une salve ininterrompue de congratulation.Hannibal se redressa sans un bruit en reboutonnant sa veste qu'il avait exceptionnellement ouverte pour avoir d'avantage d'aisance au piano. Il se tourna vers la foule et s’avança de quelques pas sur l'estrade en bois, jaugeant la salle de son regard havane insondable. Un léger sourire naquit sur ses lèvres, adoucissant immédiatement son visage aux accents slaves bien prononcés. D'une voix claire et inébranlable, il prit la parole avec un Anglais impeccable à peine entaché par l'accent de ses origines étrangères.


« Je vous remercie au nom de l'ensemble des artistes réunis pour ces portes ouvertes ainsi qu'au nom de l'ensemble des responsables du Conservatoire d'avoir fait le déplacement, que vous soyez ou non-familier avec le domaine des arts.

Je viens de réaliser devant vous une partie mineure de la composition de Bach intitulé les « Goldbergs variations ». Pour ceux que cela intéresse, j'ai enchaîné l'Aria avec les 7 premières variations. L’œuvre complète est composé d'une Aria d'introduction, de 30 variations et de l'Aria Del Capo en clôture.

Pour les quelques débutants au piano attiré par la musique classique, je vous déconseille vivement de commencer par cette partition, car elle demande une excellente maîtrise en cause l’enchaînement continu de différents rythmes et mélodies. Je peux d’avantage, vous proposez de débuter par des partitions plus simples telles que « La lettre à Élise » de Beethoven. « Imagine » de Bob Lennon est également accessible, mais d'un registre plus moderne.

Je suis disponible pour d’avantage de questions si vous en avez, n'ayez crainte, je ne mords pas même si je n'ai pas l'air facile à approcher. Je vous souhaite une excellente journée de découverte, n'hésitez pas à passer par l’alcôve contenant la petite restauration ainsi qu'un bar à boisson. »


Le musicien retourna près de son instrument, là où un des membres du Staff vient l’accoster pour lui annoncer quels seraient ses prochains horaires de représentation ainsi que lui confirmer qu'en fin de journée, tous les musiciens se produirons ensemble dans la salle principale pour un concert symphonique.


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#3705 - Re: Une odeur venue du passée (Pv Shaun) - Posté le Sam 4 Mai - 21:25.
À peine les dernières notes jouées, le public ne tarda pas à féliciter le pianiste. Par respect pour la prestation magnifiquement retranscrite au piano, tu te joignais aux acclamations. Hannibal avait fait preuve d'une grande maîtrise et d'un sang froid à toute épreuve, fidèle à lui-même comme s'il avait pris part à une représentation plus importante. Il eut bien fait de choisir les « Goldberg variations ». Autant dire que son immense talent était parfaitement mis en valeur, et c'était louable de sa part d'avoir offert cette prestation au petit peuple qui bien souvent n'avait pas les moyens pour assister à ce genre de concert. Quinze minutes de pur bonheur ce n'était pas rien pour eux, même si certains auraient voulu plus. Mais c'était une bonne chose, ça prouvait à quel point la séance avait été appréciée. Même de jeunes personnes – enfants comme adolescents – avaient écouté inlassablement de toute leur attention. Vraiment tous avaient été fascinés, conquis.


Lors-qu’Hannibal se lève pour venir au devant de la scène, les applaudissements et l'émergence de quelques bavardages cessent assez rapidement pour le laisser parler. Un petit discours en bonne et due forme débutant par des remerciements – typiques de ce genre d'événement – suivis de la présentation des morceaux joués. Ce petit passage n'intéresse pas forcément la jeunesse qui pense plus à partir voir d'autres activités ou bien plutôt à entrer dans le vif du sujet en utilisant le piano. Heureusement que les parents les recadrent directement le plus discrètement possible. Pour d'autres – ignorants – il parlait « chinois », comme le voulait le dicton. Ils se contentaient d'écouter sans enregistrer certaines parties trop.. compliquées à leur goût. Les plus assidus venus avec un réel intérêt, autant pour ce genre musical que pour le musicien, prenaient en notes les titres interprétés et conseillés. Probablement pour les réécouter plus tard ou bien tenter de reproduire les partitions, d'apprendre à les jouer – d'essayer du moins. Toi, tu n'étais pas dans ces cas de figure. Ton intérêt n'était ni d'apprendre, ni de sillonner tout le conservatoire afin de découvrir les activités proposées. Évidemment, tu ne pouvais qu'apprécier les belles prestations offertes, ce n'était pas pour te déplaire. Mais ton but premier était de te rapprocher de cet homme afin d'en savoir plus à son sujet. Tu te devais d'éclaircir certaines choses, et notamment les petits détails – même insignifiants – donnés par « H ». En les vérifiant un à un, tu aviserais par la suite pour obtenir les informations les plus importantes qui confirmeraient ou non si tu suivais la bonne piste. Un travail de longue haleine t'attendait...


Afin de pouvoir enclencher tes recherches, tu devais passer par une étape cruciale, et pas des moindres : la prise de contact. Rien de trop compliqué en apparence. Tout le monde pouvait trouver ça facile par le biais des événements. Certes, la rencontre était ainsi favorisée, mais justement.. c'était beaucoup plus dur de se démarquer. Les prestataires étaient « forcés » de côtoyer les gens, de paraître agréables, de discuter, etc... Mais pour eux, c'était juste une étape obligée pour faire leur publicité, faire grimper leur côte ou bien celle de leur discipline. Les gens n'étaient que des outils. C'était grâce à eux qu'ils pouvaient exercer et se produire pour certains. Il fallait donc entretenir cette « confiance », en établir une nouvelle ou la faire perdurer. Mais au final, vous n'étiez que des pions. Il n'y avait qu'à faire le bilan à la fin des portes ouvertes. À votre avis, parmi tous les visiteurs, combien repartaient avec le numéro de leurs idoles ?.. Cela paraît peut-être extrémiste, mais c'était la réalité. Un exemple : un visiteur montre tout son engouement, toute sa bonne volonté et se démarque de part un talent certain. À quoi aura-t-il droit ? Une invitation VIP pour le prochain concert de la célébrité ? La carte de visite d'une personne habilitée à améliorer sa technique pour éventuellement révéler un nouveau talent ?.. Super sympathique me direz-vous. Mais encore une fois, ce n'est que faire d'une pierre deux coups. Offrir ces opportunités en public ne le rend qu'encore plus adulé, d'autant que ça fait parler de lui : par les médias, les autres visiteurs et les proches de « l'élu ». Tout ceci ne fait que donner l'illusion d'une proximité. Dans la finalité, le « bienfaiteur » ne recherche qu'une hausse de popularité. Vous n'en saurez pas plus sur sa vie privée. Ce sentiment privilégié n'est qu'une tromperie.

Voilà ce qui rend la chose plus difficile.

Il fallait que tu te démarques, que tu parviennes à entrer dans cette sphère privée...


Tu as un léger rictus à la fin du discours. C'était très osé d'avoir dit qu'il ne mordait pas alors qu'il avait été accusé de cannibalisme quelques jours plus tôt. Expression régulièrement utilisée et la bonne ambiance aidant, presque personne – pour ne pas dire personne du tout – n'avait dû faire le lien. Toi-même tu avais failli passer à côté de ce message subliminal. Un petit pic décerné aux médias ainsi qu'à « H » par le biais de ces derniers ? Qui sait... Cet aparté terminé, le staff rallume complètement l'éclairage. Finie l'ambiance feutrée où le pianiste et son fidèle acolyte étaient les seuls mis en lumière. Signant officiellement la fin de sa prestation, les gens se levèrent. Une bonne partie quittait la salle – certains ne manquant pas de venir le féliciter en personne – afin de suivre le dernier conseil qu'Hannibal avait donné. L'appel du ventre. Pour d'autres, c'était parti pour poursuivre leur marathon artistique afin d'en découvrir le plus possible. Vous n'étiez plus grand monde à être resté. Les derniers étaient là pour poser quelques questions, échanger et se prendre en photo avec cet illustre personnage après un petit autographe. C'est qu'il avait la côte mine de rien.


Armé de patience, tu n'avais pas bougé du fond de la pièce, toujours adossé contre le mur. Fort heureusement, dans cette salve très peu s'étaient essayés au piano. Peut-être par timidité une fois le moment venu, leur détermination réduite à zéro. M.Sidziskauskas avait tout de même de la prestance, ce qui le rendait très impressionnant. Quelques parents accompagnaient leurs enfants afin de leur donner le courage de faire quelques notes sur le piano. Évitons tout regret ou frustration...
Puis vint enfin l'accalmie. Ça y est, c'était le moment. Ton moment. C'était l'heure de la pratique et tu espérais ne pas te louper. C'était stressant, car décisif. Tu ne t'attendais pas à dîner dès le lendemain avec cet homme – il te faudrait persévérer après x rencontres pour cela – mais le principal était de faire au moins bonne impression. Piquer l'intérêt et la curiosité. Laisser une trace indélébile. Rien n'était joué... Tu te redresses pour avancer avec confiance vers le musicien. D'un sourire poli que tu lui offres, tu courbes la tête d'un hochement pour le saluer une fois à bonne distance dès que tu reçois toute son attention.

« Bonjour. Vous n'allez pas cesser de l'entendre mais félicitation pour votre prestation.. et merci de nous offrir cette opportunité, de nous permettre d'en profiter pleinement en vous voyant à l’œuvre. »

Tu marques une pause avant de reprendre, ne te montrant aucunement impressionné. Pour l'instant, tu parvenais à garder constance et maîtrise, mais pour combien de temps encore ?

« J'aimerai beaucoup que vous m'appreniez quelques basiques. Je n'ai jamais touché à un piano de ma vie et ça m'intéresserai de pouvoir tester. Je voudrais savoir ce que ça fait de jouer et de ressentir autrement la musique qu'en l'écoutant par une tierce personne. »

Il fallait certes que tu te mouilles et trouves le moyen de rester le plus longtemps possible, mais tu ne mentais pas. Alors autant sauter sur l'occasion et joindre l'utile à l'agréable !
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#3735 - Re: Une odeur venue du passée (Pv Shaun) - Posté le Dim 19 Mai - 17:44.
La représentation musicale était ce qu'affectionnait le plus Hannibal dans sa profession, qu'il en soit autrement aurait été étrange après tout. Un Artiste qui met sa relation avec l'instrument en second plan, n'est pas un véritable passionné de musique aux yeux du Lion. Durant sa longue existence, il n'avait eu qu'une seule réelle maîtresse à qui il était fidèle et envers qui il se montrait véritablement sincère : la musique. Malheureusement dans une profession où l'interaction avec le public est une variante fixe, Hannibal n'avait pas d'autre choix que délester du temps pour rencontrer ces individus après ses prouesses techniques. L'artiste n'éprouvait pas de véritable difficulté à aller vers l'autre et a entamer une conversation quel qu’elle soit, il n'était pas rare de le voir mener les réunions au sein du Conservatoire. Hannibal a suffisamment de prestance et de charisme pour attirer à lui toute l'attention, son ton est sans faille et ferme. Le genre de qualité qu'il n'est pas rare de trouver chez des hommes politiques, par le passé il en d'ailleurs eu des propositions à cet égard. Jamais il n'a accepté cependant ni l'appel de l’argent ni l'appel de la célébrité ne l'on fait flancher. La raison est relativement simple en vérité : le musicien sélectionne ses interlocuteurs. Il suffit à Hannibal de trouver le bon sujet et la bonne personne pour pouvoir tenir des heures durant de conversations. Pour cela, faut-il encore ce démarqué et attiré l'attention de l'insondable bêta.

Jusqu'ici, bien, peu sont les humains à venir vers le pianiste en vue d'échanger plus qu'une maigre salutation de sa performance, son visage aux traits durs doit y être pour quelque chose ou bien est-ce son allusion à sa supposée animalité en fin de discours qui a jeté un froid ? Hannibal accueille les quelques braves avec un sourire poli et accessible, se prêtant au jeu des photos et des signatures d'autographes. Ce genre de futilité ne fait que traduire combien les humains préfèrent s'accrocher à des biens matériels plutôt qu'a graver des instants mémorables dans leur esprit. Cette manière de penser démontrer bien qu'Hannibal possède toujours un côté « vieux jeu », la technologie n'est pas une chose qu'il apprécie. Il reconnaît sans peine que dans le domaine médical, cela permet de faire des progrès fabuleux et que sans cela la science n'aurait pas tant évoluer. Pour le reste, il préfère largement écrire et dessiner sur une véritable feuille de papier ainsi que plonger dans sa mémoire pour faire revivre ses souvenirs avec plus de précision que sur du papier glacé.

Sous son regard havane, il détaille quelques enfants s'essayer au piano sans grand succès. Cela peut surprendre que le lion laisse de si jeune humain touche son instrument de musique, car beaucoup auraient la crainte que l'objet soit dégradé à cause de la négligence de ses derniers. Le lion ne voit pas les choses sous cet angle, il apprécie au contraire la curiosité pur des plus jeunes qui se permettent de tout essayer sans éprouver la crainte du jugement ou de l'erreur. Les enfants étaient admirables en ce point. Au terme de quelques minutes, la salle s'est vidée de sa consistance tel un corps éventré dont les organes abdominaux glissent vers l'extérieur. Au fond de la salle, tu remarques un jeune homme qui était rester jusqu'alors en retrait. Attendait-il d’avoir droit à un moment privilégié ? Patiemment, tu l'observes venir à toi avec toute la confiance qu'il peut mettre dans l'acte. Silencieux, tu attends de voir ce que ce dernier espère de ta personne quand soudain le fauve perçoit cette odeur alors que l'humain en vient aux salutations. Le visage du lion et son attitude demeurent imperturbables, il répond à l'humain d'un sourire toujours aussi poli et courtois tandis que son esprit lui s'agite en quête d'un fragment de souvenir lié à cette odeur particulière. Un haussement de sourcil mi-amusé mi-surprit succède à la demande du jeune homme, son audace est admirable. Hannibal décide de jouer le jeu de devenir professeur de quelques minutes, cela lui permettant également d'avoir plus longuement accès à ce délicieux fumet qui émane de son cou. D'un geste de bras, le pianiste invite son élève éphémère à grimper sur la scène en se dirigeant lui-même d'un pas mesuré auprès du piano qui attends patiemment sur l'estrade.


« Ma foi, vos intentions sont louables et font écho à ma vision de la musique. Je vous en prie venez me rejoindre auprès du piano pour cette leçon imprévue. Ne soyez pas trop dur avec moi, il m'est rarement donné d'enfiler le rôle de professeur. Asseyez-vous, je resterai dans votre dos pour vous guider. »

Le bêta attendit que le jeune homme s'installe confortablement sur le petit fauteuil avant de venir délicate relevé le couvercle afin de dévoiler les touches bicolores dans toutes leur beauté. Debout dans le dos de l'humain, le musicien reste une présence solide mais non-envahissante. Il passa ses bras au-dessus des épaules de l'humain pour débuter par l'explication des différentes touches.

« Tout d'abord commençons par les notes de base, nous débuterons par le Do qui est la plus simple à placé sur un clavier de piano. Observez bien l'alternance des touches noires devant vous, nous avons d'abord un duo puis trio, ensuite un duo et à nouveau un trio. Repérez la première touche noir de ce second duo, la touche blanche qui la précède est le Do. »

Expliqua t-il tout en accompagnant ses mots de petits gestes afin de faciliter le repérage des touches. Il appuya la découverte de la première note d'un mouvement sur cette dernière pour la faire tinter.

« Revenons au trio noir qui précède le Do. Nous allons y placer le Fa, le Sol et le La. Comme pour le premier exercice, la touche blanche qui précède la touche noire est celle de la note. Dans l'ordre, nous avons : Fa, Sol, La et le Do un peu plus loin.

Pour jouer ces notes, nous utiliserons ici uniquement quelques doigts : le pouce, le majeur et l'auriculaire. Ce qui nous oblige à ne jouer qu'une note sur deux à chaque fois. Démonstration. »


Le Lion positionna sa main gauche sur le clavier, son pouce aligné avec le Do et enchaîna du majeur puis de l'auriculaire. Il fit teinter une seule note à la fois. Il répéta l'opération en déplaçant son pouce sur chacune des notes. Le La, le Fa puis le Sol.

« Ceci est la base, mais ce n'est pas encore ce que l'on nomme un accord. Ce mot est assez simple à comprendre en vérité puisqu'il consisté à faire teinter les trois notes simultanément. Recommençons comme précédemment, mais en jouant en accord. Pouce sur le Do, puis le La, ensuite le Fa et le Sol. »

Ce qu'Hannibal réalisa aisément afin d'imaginer son discours, l'humain pu entendre ce qui s'apparenta à un air mélodieux à l'oreille. D'un sourire encourageant et d'une main sur l'épaule, il l'incita à essayé de ses propres doigts.

« A vous, jeune homme. »


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Shaun Kallen
Race : Humain
Age : 23 ans
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#3844 - Re: Une odeur venue du passée (Pv Shaun) - Posté le Ven 21 Juin - 21:50.
De prime abord, la première prise de contact semble être bien partie. Tu avais bien fait de lui demander un petit cours improvisé. Il fallait maintenant assurer et te montrer le plus attentif et volontaire possible.. ça excuserait au moins tes lacunes au cas où le piano s'avérait ne pas être fait pour toi. Ton « professeur » d'un jour apprécierait probablement ton intérêt et ta bonne volonté. Il ne pourrait pas te retirer de mettre du cœur à l'ouvrage. T'autorisant à accéder à l'instrument d'un geste de la main, tu montes les quelques marches pour te retrouver sur l'estrade avant de te diriger vers le petit tabouret soigneusement rembourré pour pouvoir accueillir tout artiste devant jouer plusieurs heures. Il valait mieux que ce soit confortable sinon bonjour le mal de fesses. Être mal installé et avoir des fourmis était loin d'être agréable et pouvait empêcher le bon déroulement des prestations.

« Merci de bien vouloir vous donner ce mal pour m'initier, je ne risque pas de faire le difficile sur votre façon d'enseigner.. puis je doute que vous soyez mauvais pour cela. »

Tu esquisses un léger sourire tout en prenant place. Rester poli et courtois était important, il le fallait pour ne pas laisser aller tes réelles intentions. Être trop axé sur tes recherches sans faire de détour ne t'aiderait pas. Ce serait même plutôt la meilleure méthode pour échouer et peut-être te faire tuer. Ce n'était pas le but. Tu te devais d'accomplir ton « devoir » avant que ça n'arrive. Cette promesse, tu voulais la tenir, même si tu étais loin de savoir ce qui t'attendait. Ça allait être bien plus compliqué que ce que tu avais en tête.. surtout si tu restais seul, sans aucune aide extérieure. N'importe qui te dirait que c'était suicidaire et tu le savais pertinemment.. mais tu ne pouvais pas faire autrement. Du moins, tu ne le voulais pas. Il était déjà trop tard pour faire marche arrière... Maintenant que tu avais commencé, il t'était impossible d'ignorer que tu suivais probablement une piste solide.


Pour l'heure, tu te concentres sur ta petite leçon de piano, gardant ton calme et restant détendu lorsque Hannibal se place derrière toi. Ton regard suit avec une attention particulière le positionnement de ses doigts tout en prêtant une oreille attentive à ses explications. De le voir faire sa démonstration rendait l'apprentissage plus clair. Tu ne te sentais pas à la ramasse même s'il venait tout juste de commencer. Le fait qu'il t'accompagne ainsi pour t'inculquer quelques notes était une bonne stratégie. Tu abordais ton initiation plus sereinement. Après réflexion, tu allais certainement pas trop mal t'en tirer !

Lors de la démonstration, tu te répètes intérieurement les notes qu'il touche afin de t'aider à les mémoriser. Quand vient ton tour de les reproduire, place à la concentration ! Ayant repéré la position de sa main droite, tu viens y placer la tienne après qu'il l'ai ôtée. Alors que tu avais pourtant bien écouté et visualisé juste avant, tes doigts parcourent les touches à tâtons. Un léger moment d'hésitation. Pour t'aider, tu essaies de te souvenir de la position des notes désirées.. puis la confiance revient peu à peu quand tu parviens à te les remémorer. Comme pour chercher le soutien et l'approbation du plus âgé, tu énonces chaque note en y arrêtant ton index pour être sûr que ce soient les bonnes, n'osant pas encore appuyer pour en produire les sons.

« Hum.. donc, le La.. Le... Fa ? Le Sol et ici... Le Do c'est bien ça ? »

Grâce à l'appui de ton aîné et positionnant bien les trois doigts dont tu as besoin pour chacune des touches, tu composes tes tout premiers accords qui sont bien ceux qu'il t'a montré un peu plus tôt. Un sentiment de fierté s'installe. Ça semblait bien peu, mais pour tout débutant c'était plutôt motivant ! Les plus petites réussites ne sont en aucun cas à négliger. C'est ce qui pousse à continuer et faire encore mieux, bien encourageant pour le dépassement de soi. Certes, ce n'avait pas été aussi rapide et aisé que l'exemple donné, mais c'était un bon début. Par contre, s'il ajoutait de nouvelles notes à faire de l'autre main, pas sûr que tu allais t'y retrouver. Espérons que tes mains soient coordonnées aussi... Les nouveaux accords risquaient bien d'être moins mélodieux sinon !


Avant que vous ne passiez à l'étape supérieure, tu voulais essayer d'en savoir plus à son sujet, histoire d'instaurer un petit dialogue un peu plus « intime ». Il fallait faire attention à ne pas tomber dans un interrogatoire : glisser quelques questions l'air de rien sans pour autant laisser de côté la leçon. Surtout ne pas être envahissant.

« Comment vous est venue votre passion pour le piano ?.. Je veux dire, au point d'en faire votre métier ? »

Rester pour l'instant sur le sujet musical, c'était une idée plutôt sage, oui. Mais selon la tournure de tes questions, peut-être en apprendrais-tu un peu plus sur le passé de Hannibal ainsi que sur son état d'esprit. Il ne fallait jamais négliger les idéaux et le profil psychologique d'un suspect. À force de t'intéresser à la criminologie tu avais retenu pas mal de choses utiles. Aucun détail n'était inutile, car même le plus insignifiant pouvait se révéler être un indice clé.
✘ Clan Radical ✘
Hannibal Sidziskauskas
Race : Métamorphe lion
Age : 140 ans
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Emploi, occupation : Béta des Radicaux / Pianiste de renom
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#3990 - Re: Une odeur venue du passée (Pv Shaun) - Posté le Ven 5 Juil - 20:00.
Le Bêta observait -le visage impassible quant à la nature de ses pensées profondes- l'humain installé devant son instrument, son regard havane suivait avec minutie le mouvement des doigts de ce dernier sur le clavier bicolore de l'instrument. Le silence quasiment religieux de la salle étant uniquement troublé par l’émergence de quelques notes incertaines qui timidement raisonnait autour du professeur et de son élève. Hannibal devait reconnaître que le jeune homme paraissait réellement intéressé par le savoir qu'il s’astreignait de lui transmettre de façon aussi rigoureuse que possible malgré le caractère rapide et éphémère de ce cours improvisé. L’élève bien qu'hésitant lorsque ce fut son tour -ce qui était tout à fait normal- s'applique avec concentration et parvient à obtenir un résultat des plus satisfaisant pour un novice en la matière. Le lion esquisse un infime sourire en s'imaginant fort bien la fierté qui doit traverser ce corps fragile face à cette insignifiante réussite.

L'odeur de l'humain chatouille son odorat puisqu'il s’avère parfaitement placé -dans son dos, au-dessus de sa nuque- pour capter les effluves de son parfum singulier émané de cette zone fragile où la carotide bat sous la peau fragile. L'odeur lui est de plus en plus familière, le métamorphe en est certain. La finesse de ses sens et l'exactitude de sa mémoire ne sauraient aussi le duper. En 140 ans d'existence, Hannibal avait engrangé un certain nombre de souvenirs -qu'ils soient olfactifs ou non- dans son palais mentale comme il se plaisait à le nommer. Ce lieu imbriqué dans sa mémoire qui s'apparentait à un château ancien où chaque couloir menait à des pièces contenant avec exactitude le déroulement d'une scène de son passé. Hannibal pouvait alors contempler la situation avec le recul d'une tierce personne observant le déroulement d'une pièce de théâtre où lui serait le principal protagoniste. De pièce en pièce, il évolua avec aisance dans sa psyché en quête de l'origine de cette senteur si particulière tandis que son corps physique demeurait à sa place. Le lion perçoit parfaitement la question de l'humain -ce qui le contrait à stopper momentanément ses recherches mentales- et au terme de quelques instants de réflexions, se décide à lui répondre avec aisance. Le lion avait -après tout- l'habitude de devoir expliqué son parcours de vie « humain », la mécanique était bien huilé. Nul mensonge dans ses propos, simplement des omissions sur son passé.


« Le piano est l'instrument que j'ai choisi d’exercer, néanmoins, j'aime la musique dans toute sa complexité et sa richesse. J'apprécie la musique pour sa capacité quasi-innée à nous faire voyager à l'autre bout du monde simplement avec quelques notes et une mélodie. Cet art qui a la capacité de se faire le miroir de nos émotions, de notre être. C'est pour cela que vous trouverez autant d'air musicaux que de musiciens différents, on ne peut réduire cet art à de simples catégories telles que le classique, le jazz, le blues. Les possibilités de créations sont infinies.

Pourquoi avoir choisi cette voie et non une autre ? Car, la musique m'a toujours ému dans sa beauté la plus sincère. Tant de choses peuvent être exprimées par son biais, c'est une chose qui ne peut mentir tout comme le cœur de l'homme. La musique à cette accessibilité à tous en terme de ressentit, nul besoin d'être Beethoven pour se sentir touché par une partition. La musique, c'est imposé à moi comme une évidence, je ne suis pas certain de pouvoir mieux vous motivez mes raisons.

Qu'en est-il pour vous ? Que faites-vous dans la vie ? Qu'a-t-il motivé votre choix ?»


Le lion reprit son apprentissage en montrant d'abord une première fois ce qu'il attendait de son élève en terme de pratique, Hannibal se contenta pour cette fois, de reproduire chaque accord successivement trois fois d'affilé avant de passé aux suivants. L'action demanderait au jeune novice de travailler sa rapidité d’exécution.

« Bien, pour cet exercice, nous gardons les accords déjà vus précédemment. Il est question de réaliser chaque accord trois fois d'affilés avant de passé aux suivants. Cela travaillera votre agilité et votre rapidité d’exécution. Inutile d'aller trop vite en difficulté. Qu'en pensez-vous ? »


Une odeur venue du passée (Pv Shaun) Sig_ha10
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#0 - Re: Une odeur venue du passée (Pv Shaun) - Posté le .

Une odeur venue du passée (Pv Shaun)

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