Trois camps, une ville, tout peut arriver . . .
Á Meiland, le calme n'est que de surface. Décimés par l'épidémie mondiale du siècle, les humains peinent à garder le contrôle de la ville face aux métamorphes. Ces animaux capables de prendre forme humaine n'ont pas l'intention de rendre les territoires qu'ils ont acquis. L'alliance avec les vampires permet pour l'instant d'équilibrer les forces, mais les intentions de ces derniers sont parfois loin d'être louables.Dans cette petite ville isolée du reste du monde, il suffirait de bien peu pour mettre feu aux poudres...
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Cap sur le Nil, attention au Barracuda! (PV Fried & Garance)

✧ Lord ✧
Aymeric Joly de Fleury
Race : -Vampire
Age : - 445 ans
Puissance :
7 / 107 / 10

Emploi, occupation : Lord et Comptable
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#2888 - Cap sur le Nil, attention au Barracuda! (PV Fried & Garance) - Posté le Mer 21 Nov - 22:11.
C’était la bousculade au manoir Weisz et Aymeric surveillait au milieu du tumulte, armé de son carnet en cuir où était toutes ses annotations et papiers d’une main et de sa jumelle rien d’autre que d’une cravache. Oui, une cravache ! Ah et un coup pour ce serviteur qui avait mis de travers un des miroirs ornant le couloir sombre par lequel les invités ne tarderaient plus à entrer ! Il allait tout gâcher avec sa bêtise ! Deux autres coups parce qu’il geignait sans rectifier de suite son erreur ! Non mais ! Ah voilà, là, il fallait que le miroir soit placé exactement au centimètre prés comme il le voulait. Pourquoi  donc ? Tout simplement parce qu’il y aurait une source lumineuse qui viendrait ricocher dessus pour le faire ensuite sur tous les autres miroirs longeant le couloir menant à la salle de réception. Oui, Aymeric voyait toujours les choses en grand. Et quoi de mieux que de faire une entrée comme dans un tombeau, un serviteur placé derrière le premier miroir, pour illuminer juste le couloir à chaque vague d’arrivée des invités ? Ça ferait toujours son petit effet ! Surtout avec les murs qui avaient été habilement recouvert d’une imitation de pierres du Nil avec certains hiéroglyphes gravés. Le Lord menait toutes les petites mains à l’oeuvre à la baguette, ou à la cravache pus précisément. Strict, exigeant, cruel mais terriblement efficace ! Ils étaient dans les temps, parfait !

Le blond crut alors apercevoir une silhouette familière, plissant les yeux pour se tourner vivement mais non, ce n’était pas ce qu’il pensait. Ce n’était pas Fried. C’était là une autre difficulté rencontrée. Essayer de tenir le plus possible à l’écart le Master des lieux et de la famille. Ce dernier était revenu depuis peu, et il était évidemment la raison de la soirée organisée. Fêter son retour au manoir mais aussi faire connaître sa présence des autres en les invitant à s’amuser avec eux. Et fatalement, ce fourbe autrichien n’avait pas manqué de montrer par moment son bout du nez alors qu’il y avait des travaux dans la salle de réception pour la transformer en magnifique salle de banquet d’Egypte Antique. Cela dit, Aymeric avait finit par s’organiser pour que le plus de choses en décoration et aménagement soient faites à la dernière minute, sachant que le Master serait occupé avant la soirée. Il était après tout, si l’on pouvait dire, l’invité d’honneur ! Il fallait bien qu’il puisse être un minimum surpris. Quant au thème, et bien, le choix du français n’était évidemment pas du tout innocent. Un clin d’oeil pour Messaline, l’ancienne Master, et c’était un thème intéressant esthétiquement parlant mais aussi pour le divertissement.

Un petit dernier tour de garde, dernières vérifications, Aymeric était satisfait, c’était peu de le dire, et c’était donc sereinement qu’il monta pour se préparer dans sa suite. Là encore, son expérience lui permit de s’en sortir à merveille bien que d’autres auraient trouvé le temps restant trop court pour se métamorphoser comme il le fit. Il referma sa boite de maquillage, observant alors son reflet, satisfait de ce qu’il pouvait y voir, ses yeux bordés d’eye liner s’étirant en un long trait s’épaississant peu à peu de chaque côté, ses lèvres couvertes d’un rouge foncé agrémentées ensuite de discrète paillettes dorées et il finit par se relever. Son attention se porta alors sur une des invitations envoyées, sous forme de papyrus élégant, avec le symbole de la famille Weisz. Il avait remis en main propre l’une d’elle au Lord de la famille Hedone, Garance. Il avait pu côtoyer ce dernier à certaines occasions et c’était lors d’une de ces dernières qu’il la lui avait transmis, sans oublier de jouer d’une allusion tendancieuse dont il pouvait avoir le secret et dont il s’amusait avec son congénère Lord. Il espérait bien le voir présent ce soir, curieux aussi de comment il se montrerait sous son meilleur jour, il savait qu’ils partageaient ce même amour des apparences et de la beauté.

En parlant de beauté, le français en était une ce soir, dévalant les dernières marches de l’escalier menant au rez-de-chaussée pour attraper un bras de Fried qu’il avait aperçu, faisant voleter les pans de la tunique originale qu’il avait revêtue. Blanche et dorée, les pans longs s’étendant à ses pieds s’entrebâillaient pour révéler ses jambes fines et imberbes, ornées en bas de sandales dorées montant jusqu’à mi-mollet. Un effet de ceinture soyeuse avec un symbole égyptien embellissait son tour de taille. Son nombril, paré d’un piercing en or sous la forme de l’Ankh, et une bonne partie de son ventre était visible, la tunique remontant sur son torse. Elle avait été resserré pour palier l’absence de poitrine et restait superbe, avec les manches reliées à une parure légère faites de chaînes d’or et de pierreries précieuses.  Ces mêmes chaînes s’entremêlaient délicatement à ses cheveux épais, parfaitement lisses et d’une couleur ébène lumineuse. Une perruque bien sûr, en un carré typiquement égyptien. La dernière touche, pas des moindres, un diadème d’or dont les branches n’allaient pas plus loin que le dessus de ses oreilles, surplombé d’un rond rouge entouré de deux cornes. Il était Hathor ce soir, déesse de l’amour, de la beauté, mais aussi de la musique, de la maternité et de la joie. Il adorait se travestir, et même s’il avait gardé sa peau pâle, il était éblouissant, comme un poisson dans l’eau.

- Te voilà ! Ta place est à l’entrée de la salle de réception pour accueillir tout le monde, ou tu peux le faire depuis le fond de la salle mais je pense que certains invités n’aimeraient pas de devoir aller à toi comme face à un véritable pharaon….

Sans attendre, Aymeric entraîna avec lui Fried, sans se soucier le moins du monde de ce qu’il pouvait bien être en train de faire. Bien moins important, surtout que les invités arrivaient maintenant. Se faisant, il ne manqua pas de juger du regard la tenue du Master qui se devait d’être impeccable. Et il n’en doutait pas que ce serait le cas, il savait que l’autrichien aimait faire tout autant sensation et faisait attention à son image. Mais ne savait-on jamais. Il se stoppa pile entre les deux grandes colonnes typiquement égyptiennes qui avaient été crées à l’entrée de la salle de réception. Un voyage dans le temps. Voilà ce qu’il avait su offrir, à l’aide bien sûr d’artisans ravis au début d’avoir trouvé un travail inespéré et onéreux, mais déchantant vite sous les exigences de la diva. Mais le résultat était là. Superbe. Sols et murs retrouvaient cette imitation de pierres du Nils, gravures et hiéroglyphes s’harmonisant. Plusieurs colonnes, plus petites, s’espaçaient entre les différentes tables de bois massifs agrémentés d’or. De longs voilages transparents s’entremêlaient entre les colonnes, délimitant des espaces, rouges et blancs au début de la salle, et au fond, le jaune et le noir prédominaient montrant la table d’honneur, celle de Fried. Table d’honneur qui était séparée des autres par un grand espace vide où du divertissement aurait lieu bien évidemment. Et derrière la table d’honneur, la reproduction d’un trône de pharaon surplombant l’assistance à l’aide de quelques marches. Un trône qu’Aymeric comptait bien essayer de squatter durant la soirée l’air de rien. Amphores antiques avec différents alcools de grande qualité étaient déjà disposées sur les tables, et des serviteurs étaient présents, aux aguets. Des musiciens, jeunes vampires trouvés par le français et convaincus de se plier au jeu, jouaient une musique d’ambiance dans des tenues de parfaits égyptiens.

- Ne t’en fais pas, notre porte-monnaie se porte à merveille, j’ai veillé à ce qu’il tienne le coup.

Aymeric afficha un sourire pour saluer alors les premiers invités s’annonçant par le jeu de lumière des miroirs du couloir, et son attention se détourna du master et de ces derniers quand il put percevoir la présence de Garance. Sûrement la première fois que celui-ci le verrait en travesti réalisa-t-il alors, s’avançant déjà pour l’accueillir, le regardant aussi de la tête aux pieds.

- Bonsoir ! Ravi que Garance Hedone ose s’aventurer jusqu’ici pour découvrir nos merveilles cachées.
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#2974 - Re: Cap sur le Nil, attention au Barracuda! (PV Fried & Garance) - Posté le Lun 10 Déc - 11:50.
Il y avait certaines obligations plus agréables que d’autres, Garance devait bien l’admettre. Les affaires et la famille ne lui permettaient pas de refuser une invitation d’une autre famille à une des plus grosses soirées de la ville.  Surtout lorsqu’elle était faite par le Lord lui-même. Aymeric n’avait pas caché son souhait de voir Garance à cette soirée. Le Master des Weisz était de retour en ville et il fallait fêter ça.

Tous les chefs de famille paraissaient souhaiter converger vers Meiland, après tout, son propre père était là lui aussi. Garance vérifia une dernière fois son reflet dans un miroir de poche qu’il laisserait dans la voiture. Il devait y avoir quelques salles de bain à disposition dans le manoir pour qu’il puisse réajuster sa tenue au besoin. Car quelque chose lui soufflait que cela serait peut-être nécessaire. N’était-il pas vêtu de façon à attirer les regards et les convoitises ? Garance était beau, et il le savait. C’était  une question de fierté pour lui que d’être séduisant, avenant, capable d’attirer la convoitise et l’envie. Il ne pouvait pas se permettre de n’être pas à la hauteur du nom que son père lui avait donné. Ce soir-là, il avait choisi une tenue en lin très léger teinté d’ocre, qui ne cachait pas grand-chose de son torse. Le plus difficile avait été de sélectionner les bijoux à porter avec dans ses coffres, mais Garance était satisfait de son allure. Peut-être ne rentrerait-il pas dormir chez lui…

D’habitude, il n’était pas du genre à mélanger plaisir et affaires, mais avec Aymeric Joly de Fleury, quelque chose lui disait qu’il n’allait pas pouvoir faire autrement. Après quelques rencontres, il ne lui avait pas échappé qu’il était plus qu’au gout de son homologue. Ce dernier ne se gênait pas pour faire régulièrement quelques allusions pas vraiment voilées. Et Garance devait bien admettre qu’il n’y était pas indifférent. Beau comme il l’était, Garance avait les moyens d’être exigent concernant ses partenaires, et Aymeric semblait remplir le cahier des charges qu’il se fixait en matière d’amants. Il les aimait beaux, intelligents, et aptes à lui donner du plaisir.

Lorsqu’ils arrivèrent devant la demeure, son chauffeur arrêta le véhicule et descendit pour venir lui ouvrir la portière et lui permettre de descendre. Aymeric le remercia d’un hochement de tête. Il n’oubliait pas qu’il avait été mendiant avant de devenir pirate, et héritier. Et puis, l’homme était assez précieux à ses yeux : il savait se rendre utile et le tout dans une discrétion plus qu’absolue. Garance ne lui accorda néanmoins pas plus d’attention. Il avait à faire, et sa domesticité (très restreinte) savait quand elle n’était plus nécessaire.

Le vampire avança pour entrer dans le manoir. La première chose qu’il vit fut un grand miroir qui refléta la lumière, puis les grands murs couverts d’un décor inspiré de l’Egypte ancienne. Tout avait été fait avec un gout  certain pour le spectacle et la mise en scène. Garance avança vers la grande salle qui avait été décorée avec le même soin que le couloir. Tout rappelait le thème dans le moindre détail, de la plus petite colonne jusqu’à la grande table d’honneur en passant par les voilages. Garance laissa sa cape à l’un des domestiques en tenue égyptienne. Il eut à peine le temps de se retourner qu’Aymeric l’accueillait avec un sourire rayonnant… et une tenue de femme. Garance devait admettre qu’il ne s’était pas attendu à ce genre de costume, mais que cela allait plutôt bien à son homologue. Il n’avait pourtant pas le gout des vêtements féminins, cependant, Aymeric étincelait et il ne pouvait pas passer inaperçu, ce qui était sans doute le but.

— Bonsoir Aymeric. Je ne pouvais refuser une invitation faite avec tant d’enthousiasme, répondit-il à ses salutations. Et vous avez raison, cette décoration est une merveille.

Il tendit la main à Aymeric, puis se tourna vers celui qui justifiait un tel faste.

— Master Weisz, merci de m’accueillir en votre demeure. Garance Hédone, Lord de la famille Hédone.

Et héritier, et fils d’Aristos… il n’avait pas besoin de préciser tout ça. Les familles se connaissaient entre elles, même s’ils ne se rencontraient pas. Garance tendit la main au vampire.
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#3007 - Re: Cap sur le Nil, attention au Barracuda! (PV Fried & Garance) - Posté le Sam 22 Déc - 0:34.

Dernière édition par Friedrich H. Weisz le Mer 20 Mar - 21:39, édité 1 fois
Son retour ne se fêtait pas à la légère. Et le Master devait bien l’avouer, Aymeric avait mis les bouchées doubles pour le contenter en matière de festivités. Voilà plusieurs joueurs que le manoir était en effervescence et pas seulement à cause de son retour. Son Lord était un tyran lorsqu’il s’agissait d’organiser des fêtes grandioses. Chaque domestique avait été réquisitionné pour les préparatifs. Et hors de question d’avoir des tire-au-flanc. Tout devait être fin prêt. Ce serait l’une des plus grandes soirées à thème qu’aurait connu le manoir. Bien entendu, puisqu’il s’agissait d’une surprise, le thème n’avait pas été communiqué au Master en question. Tss… Toujours à faire des cachoteries dans son dos, celui-là…

C’était sans compter la curiosité du vampire en question qui chercha à venir mettre son nez dans la salle de réception. Histoire de savoir ce que manigançait son Lord. Heureusement qu’Aymeric le connaissait suffisamment pour surveiller ses arrières. Ah… C’était vite que Fried finissait rabrouer en de la salle. Interdit au Master jusqu’à la soirée. C’était vite qu’on l’entendait râler. Mais c’était juste pour faire genre. C’est que ça l’amusait beaucoup de taquiner Aymeric de cette manière. Et il ne s’arrêterait pas tant que la fête n’avait pas commencé. Fouiner, c’était ce que le vampire savait faire de mieux. Et enquiquiner son monde aussi. Surtout ses Lords…

Le thème tomba finalement, que le maitre des lieux puisse se retourner pour son costume. L’Egypte antique… Un choix magnifique. De quoi ravir Monsieur Weisz. Son Lord le connaissait si bien. Et c’était une belle commémoration pour leur ancien Master. D’autant plus que, connaissant Aymeric, il y aurait mis les moyens pour imiter à la perfection l’Egypte antique. Messaline aurait probablement adoré cette soirée… Autant lui faire honneur dans ce cas et se parer de ses plus beaux atouts pour ressembler à un pharaon. Aux couleurs de la maison Weisz, bien évidemment.

Un pagne en tissu de forme triangulaire dont la pointe est relevée entre les jambes. Dans les tons jaune clair, il était long, lui arrivant aux mollets, et assez ample pour être libre de ses mouvements. Pas de perle ni de galons brodés sur les bords. Le pagne était retenu par une ceinture jaune et noir. Le haut du corps était à peine couvert. Un large collier fait de broderies et de perles ornait en partie son torse et ses épaules, le symbole de la famille trône au milieu du bijou. Un tissu transparent y était rattaché. Plus long dans le dos, il retombait en plissages harmonieux sur le haut de son corps, ne cachant en rien sa peau clair d’immortel. Quelques bracelets en guise de parure : des anneaux dorés au niveau des biceps, des bracelets brodés et perlés, plus longs aux avant-bras et plus courts au niveau des chevilles. Sans oublier un simple anneau d’or en guise de couronne et des boucles d’oreilles triangulaires, faisant référence aux pyramides. Même son cache-œil avait pris la forme de ces constructions antiques, d’un noir d’encre, où était dessiné un œil ouvert en doré.

Tout en simplicité. Fried n’avait pas cherché à être extravagant concernant ses vêtements. La véritable excentricité était le fait d’exhiber ses tatouages à la vue de tous. Il les montrait rarement. Seuls ceux ayant partagé sa couche en avaient vu les tracés sur sa peau. Mais de là à savoir les secrets qui les entouraient, seul Fried les connaissait. Messaline les avait emportés dans sa tombe. Et en cette heure si spéciale, il n’était absolument pas gêné d’exposer son corps comme une véritable œuvre d’art. Le vampire était donc fin prêt pour participer à la soirée. Il quitta donc sa chambre pour descendre à la salle de réception.

Avait-il fait à peine quelques pas en bas de l’escalier qu’il fut aussitôt alpagué par son cher lord. Ou plutôt, par une magnifique déesse. S’il ne le connaissait pas autant, Fried l’aurait certainement pris pour quelqu’un d’autre. Mais le Master connaissait ses penchants à se travestir. Et il devait bien l’avouer, Aymeric était éblouissant ce soir, fidèle à lui-même et parfaitement dans le thème. L’immortel se laissa entrainer à sa suite, l’écoutant donner ses directives d’une oreille. Son attention était plus tournée vers la décoration de la salle que le discours de son lord. Comme d’habitude, Aymeric avait mis le paquet. Un véritable temple, digne des plus grands pharaons. Il s’y croirait. C’était grandiose.

C’est splendide ! Une véritable merveille ! Tu t’es surpassé sur ce coup, mon cher Aymeric.

Fried posa à nouveau son regard sur la déesse à ses côtés, un petit sourire aux lèvres. Il ne retint pas la remarque qu’il avait sur le bout de la langue :

Toi aussi, tu es ravissante ce soir.

Tant mieux si le porte-monnaie se portait bien après une fête aussi somptueuse. Friedrich s’inquiétait rarement pour ses finances. Il avait en général de très bonnes rentrées d’argent avec ses casinos. Et Aymeric avait beau être un dépensier monstrueux, il faisait aussi un comptable formidable. Pas besoin de se soucier de la fortune familiale quand on avait un trésorier aussi compétent. Bien qu’il jette de temps à autre des coups d’œil dans les registres, il laissait son lord gérer entièrement toutes ces histoires d’argent. Fried avait d’autres chats à fouetter qu’être le nez dans la paperasse administrative.

Le maitre des lieux s’installa donc à l’entrée de la salle pour accueillir les invités. Il arborait un sourire radieux, ce beau sourire de façade qui le rendait tout de suite plus chaleureux et accueillant. Mais en vrai, qu’est-ce qu’il s’en moquait. Si le Master avait invité autant de monde, c’était pour faire sensation et être bien vu. Pour profiter des derniers ragots en ville, se mettre au parfum de tout ce qu’il avait pu manquer depuis sa dernière visite. Repérer les gens à éviter, les gens dangereux et les parfaits pigeons pour ses magouilles. Jusqu’à ce qu’Aymeric salue un autre vampire bien plus intéressant.

Hedone… Ce nom lui disait quelque chose. Fried fouilla rapidement sa mémoire avant qu’un souvenir ne fasse surface. Oui… Il l’avait vu dans la liste des invités. Plus encore, dans la liste des invités de marque. Ce n’était pas n’importe quel nom. C’était celui que portait l’un de ses frère vampires, l’un des plus vieux. Ce n’était pas ce cher Aristos que le vampire avait sous les yeux mais bien l’un de ses rejetons. Un lord qui plus était, héritier de la famille. Le Master savait déjà toutes ces informations mais il laissa Garance se présenter par lui-même. Fried avait pris quelques libertés pour s’informer au sujet des différentes familles vampiriques qui s’étaient établie à Meiland. Et celle d’Aristos avait de quoi ravir son intérêt. Il afficha donc l’un de ses plus beaux sourires lorsqu’il accueillit Garance Hedone.

C’est un réel plaisir de vous accueillir dans ma demeure. J’espère que vous passerez une agréable soirée en notre compagnie.

Le vampire marqua une courte pause avant de reprendre, lui tendant la main pour serrer la sienne :

Vous savez qui je suis, mais je préfère me présenter en bonne et due forme : Friedrich Helmut Weisz. Mais appelez-moi Friedrich, c’est plus court.

[NB: Pour l'image, le bleu est à remplacer par du noir et le blanc par du jaune.]


~
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#3035 - Re: Cap sur le Nil, attention au Barracuda! (PV Fried & Garance) - Posté le Jeu 3 Jan - 21:52.
Merveilleuse sensation de pure satisfaction, un délice dont Aymeric se faisait clairement vorace. C’était une réussite, pour ce qui était du décor, de la mise en scène ! Il ne restait plus qu’à mettre le feu à cette soirée et  marquer ainsi les annales de Meiland. Il y comptait bien. Déjà fier de n’avoir rien omis malgré un master pot de colle et fouineur qui avait pris la porte plus d’une fois ! Mais que croyait-il ? Il avait le nez fin pour déceler la silhouette de Fried et peu importait ses tours de passe-passe, il avait toujours finit par avoir le dernier mot. Maintenant, place à l’émerveillement, l’amusement et les belles rencontres ! Et quel émerveillement pour sa tenue, une réussite là aussi huhu, méconnaissable pour plein de monde, sauf pour ce pharaon qui avait descendu les escaliers et sur qui il mit pour l’instant le grappin. Content de le voir à cet instant, il ne le repoussait plus mais le gardait à son bras. Fried était bien à la hauteur pour éblouir les invités ce soir. Le choix était si bien vu, et il toucha l’air de rien le tissu transparent pendant plus dans le dos de l’homme de la soirée.

- Que de compliments ! Je t’en prie, continues, ça me plaît, et je vais en rougir ! Tu auras peut-être droit à un baiser d’Hathor à ce jeu-là.

Un sourire ravi était sur ses lèvres, ne le sermonnant pas finalement sur son manque d’écoute pour ses explications. Et il fallait dire que son attention avait surtout été happée dans un premier temps par la vision de cette peau pâle ornée de maints tatouages. Tiens, voilà qui était intéressant, ça devait être amusant de jouer au petit poucet et de partir à la découverte des dessins tout en refaisant leur contour du bout des doigts. Non, sage pour le moment, il était un hôte exemplaire, enfin, le temps d’accueillir les invités et de lancer les festivités. Les premiers invités étaient là, les salutations et présentations allaient et venaient, d’une façon devenant bien vite automatique jusqu’à l’arrivée d’un homme que le Lord avait tenu à faire venir, et de le sortir par la même occasion un peu plus de ses paperasses immobilières.

Garance savait éblouir lui aussi, il ressortait du lot et cette prestance donnait envie au blondinet de jouer avec le feu avec l’héritier Hedone. Il lorgna même sur la cape abandonnée au serviteur, la trouvant bien à son goût, tout comme cette apparence digne d’un prince venant de contrées lointaines. Bien mis en valeur aussi, et aussi un torse bien en vu. Un régal pour les yeux, une envie d’écarter les pans de la tunique de lin. C’était bien la première fois qu’il le voyait sans un costume impeccable. Et à vrai dire, il n’avait jamais été travesti en présence de Garance également, une petite première pour eux deux. Fried, lui, en connaissait plus sur ses fastes et ses manies passées notamment à Versailles. Et il comptait bien faire abuser son master des bonnes choses de cette soirée pour le voir se lâcher complètement. En tout cas, la déesse se rinçait clairement l’oeil, sans chercher à le cacher alors que le pharaon et le prince échangeaient leurs présentations.

- Il y a même plus court, voyons, mais peut-être après quelques bouteilles vidées… Moins de place pour le côté formel.

Aymeric attrape de son bras libre Garance, ne le laissant pas entrer seul dans la pièce, pour le garder ainsi avec eux alors que les derniers invités arrivaient. Il adressa un petit clin d’oeil à l’Hedone, se sentant fort bien entouré et cela faisait une brochette agréable pour les derniers arrivants.

- Garance reste avec nous, après tout, il a sa place à notre table, ça ne te pose pas de problème, Fried ? De toute façon, tu n’as pas ton mot à dire sur ça, j’espère plutôt que tu as bien prévu un discours comme il se doit ! Le moment de marquer les esprits mon cher !

Oui, maintenant que tout le monde était entré à part eux, c’était le moment pour le Master tout fraîchement débarqué de s’exprimer et la première impression avait toujours son importance. Surtout avec les imbéciles qui restaient sur leur premier jugement. Mais pour le coup, le Lord aidait fortement son Master grâce à sa mise en scène et il ne doutait pas que ce dernier avait l’aisance et le talent pour s’en sortir à merveille. Un petit signe du bout des doigts qui n’échappa au serviteur non loin de là et le couloir tomba dans la pénombre tandis que des musiciens cessèrent la petite musique d’ambiance. Tout en grâce, d’un pas léger, une assurance distinguée et les pans de sa jolie tenue voletant facilement à son pas rapide, Aymeric les entraîna alors sans attendre pour avancer dans l’allée centrale, tous les regards rivés sur eux.   Qu’ils les observent donc, ils étaient parmi les grands de la sphère vampirique de Meiland. Un trio de charme, et de sensualité. Ils pouvaient bien tous se mettre à leurs pieds, une image qui ravirait le français, comme quand les petits nobles se courbaient alors qu’il avançait aux côtés de Monsieur.

- Garance, et si on laissait Monsieur Weiss au centre de l’attention pour l’attendre à la table, j’aimerai avoir de vos nouvelles aussi, hm ?


La déesse donnait le ton, elle dirigeait pour l’instant pour un début de soirée comme il se devait, dans le respect des règles protocolaires, ce qui n’allait pas durer ensuite. Mais les apparences, ça comptait beaucoup ! La débauche après. Aymeric poussa alors Fried d’une main placée dans le creux de ses reins pour le faire se retrouver au milieu de l’espace centrale là où s’exhiberait plus tard des danseurs.

- Mes chers amis, merci d’être venu nous ravir de votre présence en ce grand jour qui sonne l’arrivée de l’illustre Master de la famille Weiss, tout à vous pour vous toucher quelques mots.

Le blondinet s’amusait de ne pas laisser le temps de plus se retourner à Fried et de ne pas pouvoir bien sûr essayer ne sait-on jamais d’y échapper rien que pour l’embêter. Toujours accroché au bras de Garance, il avait un sourire resplendissant et posa une main légère pile là où son torse était découvert, levant son regard vers le sien.

- Nous y allons pour laisser la scène au Master ?
✧ Lord ✧
Garance Hedone
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#3136 - Re: Cap sur le Nil, attention au Barracuda! (PV Fried & Garance) - Posté le Mar 12 Fév - 12:05.
A peine le Master s’était-il présenté que Garance comprit que son Lord ne comptait pas le laisser s’échapper. La soirée s’annonçait amusante et rafraichissante. Garance n’avait rien contre être la proie de temps à autres, même s’il aimait aussi le plaisir de la chasse. Le chasseur qui lui courrait après était plutôt bien fait mais il allait devoir apprendre à attendre. Tous les regards étaient tournés vers eux, et Garance avait un rôle à tenir, et un père à ne pas décevoir.

— Je ne doute pas de passer une très bonne soirée en votre compagnie, Friedrich. Votre Lord semble avoir tout organisé pour que cela soit l’une des meilleures réceptions de ces dernières années. Je suis honoré d’avoir été invité. Je tiens à vous en remercier. Et appelez-moi Garance.

Il lui serra la main, plongeant son regard dans celui de l’autre vampire. Il reconnaissait en lui cette prestance et cette force propre aux Masters et qu’il avait trouvé chez son père. Quelque chose qui imposait le respect. Et Friedrich était beau. Foutrement beau dans son costume de pharaon qui dévoilait sa peau marquée par endroit de tatouages. Garance n’eut pas le temps de prolonger son examen de la tenue du Master que déjà, son attention était attirée par le Lord qui la réclamait sans vergogne en glissant son bras autour du sien. Garance ne put s’empêcher d’adresser un clin d’œil à Friedrich avant de concentrer son attention sur le Lord. Peut-être aurait-il plus tard l’occasion de discuter avec le chef de famille… Resserrer les liens ne ferait pas de mal.

— Je ne peux refuser une invitation aussi gentiment formulée, s’amusa-t-il. Je serai donc à votre table.

Si Aymeric ne semblait pas vouloir de l’avis de son Master, celui de Garance n’était pas plus demandé. Et il n’était pas assez idiot pour ne pas comprendre ce que voulait faire l’organisateur de la soirée. A eux trois, ils étaient les vampires les plus beaux et les plus puissants de l’assemblée présente et ils attiraient les regards. Garance reconnaissait que son homologue avait un certain sens de la mise en scène pour les rassembler et faire d’eux une véritable attraction. Mais quand il avait reçu l’invitation, il s’était bien douté que cela finirait comme ça.  Deux lords et un Master dans la même pièce avait forcément quelque chose de subjuguant pour la population vampire.

En acceptant, il savait aussi que plus tard, cela se finirait façon beaucoup plus brutale et explicite entre Aymeric et lui. D’une façon qu’on ne pouvait pas montrer aux enfants. Il y avait une attirance indéniable entre eux, qui avait explosé dès la première rencontre. Qu’Aymeric soit aussi attentif à lui et accroché à ce point à son bras ne pouvait que le confirmer.

On plongea la pièce dans la pénombre et il fut obligé de suivre Aymeric qui l’entraina vers le centre de la pièce. Tous les regards étaient tournés vers eux, ce qui n’intimidait pas le moins du monde Garance. Quand on était l’héritier d’une famille comme les Hedone, on avait l’habitude d’attirer l’attention et surtout d’en jouer.

C’est avec un sourire en coin qu’il avança, le dos droit dans sa tenue faite pour le rendre désirable. Garance était beau, il le savait et il en jouait sans vergogne. Tout comme Aymeric, visiblement. Un Aymeric qui avait décidé de tous les mener à la baguette en dirigeant les festivités. Il poussa littéralement le Master à aller sur le devant de la scène pour parler à l’assemblée. C’était à un point ou Garance commençait à se demander qui dirigeait vraiment cette famille.  La main du Lord s’attarda sur sa peau, là où elle était à découvert sur son torse. Garance releva les yeux vers lui, pour les plonger dans son regard. Il y sentit une forme de désir, et une espèce d’urgence qui était pourtant contenue. Garance posa sa main sur celle d’Aymeric, la plaquant un peu plus contre sa peau.

— Je vous suis, Lord Joly de Fleury. Cette soirée promet d’être exceptionnelle…

C’était une façon comme une autre de dire que oui, il était intéressé. Sa présence même était une forme d’assentiment. Il relâcha sa main et s’éloigna avec lui, prenant néanmoins son temps. Ce soir, il avait accepté d’être la proie, et de laisser le rôle de chasseur à Aymeric, mais il entendait bien se faire désirer avant de céder. Il aimait qu’on le mérite, qu’on lui prouve qu’on était disposé à tout pour l’obtenir. Et puis, il était aussi là pour se montrer, pour se faire connaitre et reconnaitre.

La réputation de la famille Hedone n’était plus à faire, et son père avait le respect de chacun, mais lui, il était l’héritier, et il avait encore tout à prouver. Chacun guettait ses actes, sa façon d’être, ses réussites et ses échecs.  Garance ne supporterait pas de salir le nom de celui qui lui avait tout donné ni de faillir à sa réputation. Il aimait les plaisirs de la chair et du sang, mais il était aussi un acharné de travail. Mélanger les deux n’était pas toujours une bonne chose, cependant ce soir, il savait qu’il allait céder… Avec Aymeric, ou peut-être avec Friedrich…

L’attention de l’auditoire était dirigée vers le Master qui entamait un discours pour célébrer cette soirée qui devrait rester dans les mémoires. Garance fit semblant de s’y intéresser, son regard fixé sur Friedrich. Sa prestance avait quelque chose d’hypnotique, et ses tatouages rajoutaient encore à cette aura.  En silence, il l’écouta, à la fois par respect, et pour faire patienter Aymeric. Quand le Master eut fini son discours, Garance reporta son attention sur la princesse Egyptienne qui se tenait à ses côtés. Du regard, il la détailla des yeux, la caressa même. Ses mains n’auraient pas pu être plus chaudes. Un sourire étira ses lèvres, et il se pencha pour murmurer à son oreille, une main se glissant sur sa hanche :

— Vous vexerais-je si je disais que je pense vous préférer sans cette tenue ?

Il se redressa en lui adressant un clin d’œil, avant de reporter son attention vers Friedrich.

— Je pense que la soirée est lancée, qu’avez-vous prévu pour la suite ?
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#0 - Re: Cap sur le Nil, attention au Barracuda! (PV Fried & Garance) - Posté le .

Cap sur le Nil, attention au Barracuda! (PV Fried & Garance)

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