Trois camps, une ville, tout peut arriver . . .
Á Meiland, le calme n'est que de surface. Décimés par l'épidémie mondiale du siècle, les humains peinent à garder le contrôle de la ville face aux métamorphes. Ces animaux capables de prendre forme humaine n'ont pas l'intention de rendre les territoires qu'ils ont acquis. L'alliance avec les vampires permet pour l'instant d'équilibrer les forces, mais les intentions de ces derniers sont parfois loin d'être louables.Dans cette petite ville isolée du reste du monde, il suffirait de bien peu pour mettre feu aux poudres...
Meiland

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A Coffee against a White Night

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#1211 - A Coffee against a White Night - Posté le Sam 10 Fév - 23:46.

Dernière édition par Shad' O. Absaroka le Dim 25 Fév - 20:45, édité 2 fois
A Coffee against a White Night
    Ça fait déjà une poignée de semaines que vous êtes arrivés; un mois bientôt. Mais tu es toujours aussi mal à l’aise en ville, et Rhia se sent obligée de te surveiller comme le lait sur le feu. Tu as beau faire bonne figure, difficile de tromper ta sœur, et tout ce que tu essaies de dissimuler transparaît au travers de sa vigilance constante. C’en serait presque amusant si tu n’avais pas autant envie de rougir tandis qu’elle devance ces angoisses que tu ne souhaites même pas formuler en ton fort intérieur.

    - Ne t’inquiète pas. Il est probable que je puisse finir tôt. Et même si ce n’est pas le cas, Luz sera là pour t’ouvrir.

Voilà ce qu’elle t’assurait ce matin, te rappelant de faite qu’il est possible que tu découvres votre nouveau logement sur le territoire du clan pacifiste, seul. Ne pas t’inquiéter? Plus facile à dire qu’à faire;  tu ne te sens pas prêt à t’installer à Meiland après tant d’années sur les routes, et bien que ce soit le but au finale, ça te noue les entrailles. Avec ça, l’attitude exagérément maternelle de Rhia, bien loin de la grande sœur taquine qu’elle est habituellement, te perturbe. Certes elle est de quinze ans ton aînée, mais avant que vous ne partiez du Montana elle n’avait jamais agit comme une mère avec toi et ça te convenait puisque le concept même t‘était étranger. Cependant depuis votre fuite ça lui prends par moment, quand elle est vraiment trop tendue. Alors en dépit de ta gêne, tu laisses faire en te demandant secrètement si c’est sa peur pour toi qui la met dans cet état, ou la frustration de ne pas avoir eut de petits.

Après avoir vu sa beauté lacérée, elle a laissé tombé toute idée de se retrouver un compagnon et de fonder une famille. Qu’elle ai décidé d’intégrer un clan est une amélioration en soit, car si elle n’a jamais cherché à le cacher, elle n’a plus laissé personne l’approcher en dehors de toi depuis qu’elle a été défigurer. C’est une chose qu’il t’es aisé de comprendre quand tu vois l’attitude des gens quand ils la croisent; à croire qu’on ne voit que ça. Que ces trois sillons parallèles qui marquent le coté gauche de son visage et son œil mort et laiteux, qui font oublier la charmante méta qu’elle reste en dehors de ça. Les gens la scrutent, le temps de comprendre ce qu’ils voient, avant de détourner précipitamment les yeux. Et le faite que tu soit seul à la voir vraiment t’irrite sans doute plus que Rhia elle-même.

C’est pour cette raison que ce matin, pour le petit déjeuné, vous étiez posés dans ce café précisément et pas un autre. Vous retrouvez là avec Rhia est rapidement devenu une habitude; d’abord parce que l’établissement se situe non-loin de l’hôtel où vous logiez jusque là, et deuxièmement à cause de l’accueil qui se tient en lieu et place d’un serveur ombrageux et taciturne. Il est poli, agréable sans pour autant se montrer très sociable. Mais ce qui t’as encouragé à revenir là encore et encore avec ta sœur, c’est son comportement vis-à-vis d’elle; égale à celui qu’il resserve aux autres clients.

   - Il est plutôt mignon le serveur. Non? Te disait-elle ce matin et toi tu souriais en acquiesçant après un coup d’œil, sans songer un instant qu’elle pouvait sous-entendre que toi tu puisse y être sensible plutôt qu’elle.

Il est vrai que tu laisses de beaux pourboires en plus t’offrir volontiers tes sourires timides à cet homme en guise de reconnaissance. Puis tu tiens à venir dans ce café, maintenant, car il est devenu pour toi le premier lieu familier depuis… vraiment très longtemps. Voilà peut-être pourquoi ce soir tu te retrouves devant ce même endroit, sans trop savoir comment. C’est un lieu rassurant.

Après ta longue journée aux écuries, tu aurais dû prendre le chemin du quartier ouest et il te semble que c’est ce que tu as fais. Mais sans t’en apercevoir tu t’es laissé égarer dans les rues et il te faut un moment à errer pour te rendre compte qu’en réalité tu ne veux pas te rendre sur le territoire du clan (a destination). Tu as peur d’y aller seul. Peur d’y habiter. Peur d’intégrer un nouveau clan même si le tien quelques part te manque. Et pendant que tu tournais sans réussir à prendre la direction convenue, le jour est tombé et il s’est mit à neiger. Cela n’a fait que te rappeler d’avantage à tes souvenirs, et à tes hivers d’enfant à jouer dans la neige. Alors tu as continué de marcher le nez en l’air et quand tu t’es arrêté, tu étais au Mocaccino Coffee.

Tu te dis que ce n’est peut-être pas en faite une si mauvaise idée d’être là. Si Rhia en vient à te chercher en s’apercevant que tu n’es pas sous la protection du clan, elle saura t’y trouver.  Seulement, il est tard et l’établissement est déjà fermé; tu vois encore de la lumière à l’intérieur mais ce n’est eut-être que le patron qui fait les comptes ou le ménage. Aussi tu t’adosses contre la façade de la bâtisse et te laisse glisser au sol. De toute façon tu ne vois pas où aller; tu n’arriveras pas à aller jusqu’au quartier ouest et tu t’y refuse. De plus, à part quelques pièces, tu n’as pas d’argent sur toi et ne peux donc te permettre de prendre une chambre d’hôtel. Tu n’as nul part où aller, où te sentir en sécurité. Tu attendras ici et se constat t’apaise.

Tu serres bien ta veste fourrée autour de toi et laisses aller ta tête en arrière contre le mur pour sentir sur ton visage la légerté piquante des flocons qui s’y fondent. Tu les regardes voleter, rêveur et calme, et peut-être qu’au bout d’un moment tu t’endors, en laissant le froid pénétrer tes songes de sa nostalgie. Jusqu’à ce qu’un bruit, ou une voix ne réveille ta vigilance. Quand tu en découvre la source, tu rougis autant que l’air glacé te le permet.

    - ...b’soir… tu manges à moitié le mot tellement ta voix est basse. Je… je suis désolé. Peut-être que je devrai pas être là… ? Tu te demande si cela fait longtemps qu’il t’observe.

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#1257 - Re: A Coffee against a White Night - Posté le Dim 18 Fév - 23:35.
A Coffee against a White Night

Il parait que dans ce monde, les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas. Il parait que dans ce monde, les jours se suivent...encore et encore. Il parait que dans ce monde...les jours sont tous semblables. Il parait...Non, c'est même une certitude. Dans ce monde, un homme s'y perd.
Les jours sont tous les mêmes, ils le laissent perplexe. Chaque matin, Nikita se demande pourquoi il s'y réveil encore. Oh non il ne pense pas à quitter la planète bleue, il veut y vivre. Le brun se demande simplement quel est le but de sa présence. Pourquoi vit-il au juste? Par quelle force parvient-il à se lever chaque jour? La réponse, il ne la connait pas. Ou du moins, c'est ce qu'il croit.

Il se traîne hors de son lit, chasse ses mauvais rêves d'un revers de la main, alors qu'il libère sa vision de sa tignasse sombre qu'il ramène en arrière. La routine matinal, presque robotique, comme si le petit humain qu'il est a tout simplement été programmé. Ses pas le mènent à la salle de bain, il s'y réveille d'une douche juste tiède, s'habille et se traîne jusqu’à la cuisine, où il y boit un café serré, perdu dans ses pensés alors qu'il regarde par la fenêtre, avant de quitter la chaleur du foyer pour se rendre dehors, puis, sur son lieu de travail.
Ici, Nikita découvre de nouveaux visages. De passage sans doute, se disait-il. Mais il se trompait.
Un homme et une femme, dont le visage meurtrie réveillait les regards curieux des clients de passage, auxquels Nikita faisait dévier l'attention vers sa personne, prétextant leur apprendre son art du dessin lacté dans les tasses qu'ils sert ensuite. Si une chose parvenait à taper sur ses nerfs,
c'était les regards insistants sur les différences de certaines personnes.
Pour lui, cette femme était aussi belle qu'une autre. C'était une personne. Pas un tableau que l'on note à la beauté.

A mesure que les jours défilaient, Nikita fut surpris de trouver agréable cette petite routine, quand ces deux personnes venaient s'installer là. Et non, avant que la question ne se pose, les pourboires n'avaient rien à voir. Il était même gêné d'en recevoir, mais d'un coté, cela félicitait aussi son travail, sa présence peut être? Aucune idée, mais, c'était valorisant au fond.
D'ailleurs la nouvelle des pourboires n'était pas passé par l'oreille d'un sourd, car le patron était content d'apprendre que son employé y avait le droit. Le geste commercial suivait ce jour là, il était de bonne humeur, ce fut donc un café offert par la maison qu'il leur laissa.
Le patron, italien pure souche, portait l'émerveillement. Aussi chaleureux que le soleil de la toscane en plein été, droit dans ses bottes, un homme comme on en fait quasiment plus.
Bref, les clients quittaient peu à peu l'établissement, la nuit tombait, le patron quittait les lieux...Et Nikita restait plus tard pour faire les comptes, prendre un temps pour souffler aussi. Le cadre plus chaleureux que son appartement vide et froid ne lui donnait pas envie de partir. Tout les soirs, notre cher russe faisait la fermeture. Il l'avait demandé d'ailleurs, il ne s'en plaignait pas au contraire, car il savait qu'ainsi, il pouvait permettre à son patron de rejoindre sa famille. Lui...et bien, personne ne l'attendait à la maison, alors être seul ici ou ailleurs, peut lui en importait.

S'appuyant à la vitre, il regardait tomber la neige, qui ravivait des souvenirs aussi douloureux qu'agréable, une sensation étrange, vraiment.
Alors qu'il posait son regard sur la rue, il remarqua une silhouette posée là. Il resta à l'observer quelques temps, avant de se dire que cela pouvait être dangereux de rester dehors par ce froid.
Nikita ouvrit la porte, s'appuyant sur le pas de celle-ci en croisant les bras.


-Je peux vous aider?

La question avait peut être était posé de façon peu chaleureuse, mais il sembla se radoucir en reconnaissant la personne qui se tenait là. Il l'observa, silencieux sous la question de ce dernier pendant de longues secondes, avant de se décider à prononcer quelques mots enfin.

-Ce n'est pas a moi de juger où il est bon pour vous de vous trouver. Enfin...

Il détailla les alentours, semblant chercher la seconde personne qu'il avait l'habitude de voir à ses cotés, mais ce soir, il semblait seul. Perdu ici, à laisser la neige mordre sa peau sous ce froid hivernal. Il ne pouvait pas le laisser là, sur le pas de la porte. Plus que cela même, il ne voulait pas le laisser là. Soupirant légèrement, il se détacha les cheveux, secouant quelque peu la tête.

-Il neige de plus en plus, vous devriez rentrer pour vous réchauffer.

Au départ, ses paroles sans grande émotion ni hospitalité pouvaient donner l'impression qu'il le chasser, mais sa gestuelle fit deviner le contraire. Il se décala de l'entré, bras tendu vers l'intérieur du café. Un sourire apaise le cœur, c'est ce qu'il entendait parfois du moins, alors il en offrit un au jeune homme face à lui, bien que léger.


-Je peux vous offrir un café?

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#1352 - Re: A Coffee against a White Night - Posté le Dim 25 Fév - 20:47.
A Coffee against a White Night
   C’était la plus longue phrase qu’il avait dû entendre de ta bouche. En y repensant, tu ne lui avais sans doute jamais adressé la parole que pour lui dire bonjour ou merci. Ça peut sembler peu, sauf que de ta part c’est déjà beaucoup que de ne pas te murer dans le silence quand autrui peu parler à ta place. Du coup Rhia avait toujours fait plus ou moins la conversation au Mocaccino Coffee jusque là, passant la commande et faisant part de votre reconnaissance et de votre satisfaction plus ouvertement quand on vous avait offert le café ce matin-là. Tandis qu’encore une fois tu te contentais d’offrir un sourire discret.

Seulement ce soir, difficile de te cacher derrière ta sœur, déjà qu’étant là elle est plutôt petite pour ça. Pourtant c’est pas faute d’essayer de prendre le moins d’espace possible en cet instant. Tu relèves en effet les yeux vers le barman mais demeures la tête baissée et rentrée entre tes épaules, le ton sec de ses premières paroles t’incitant à adopter une posture soumise. D’ailleurs tu n’affrontes pas son regard sombre bien longtemps, voilant tes prunelles sous tes longs cils sous prétexte d’observer toi aussi la rue.

Néanmoins, sa remarque sur l’endroit où tu devrais te trouver t’arrache une ébauche de rire mi-ironique, mi-désespéré; si tu savais toi-même où il serait bon que tu sois. Mais tu sais seulement où tu ne veux pas aller, et ta personne ne te semble guère plus adaptée au reste du globe. Tu aurais voulu au moins pouvoir rester prêt du café, grappiller quelques minutes dans un lieu familier et rassurant. Mais à en croire les mots du barman ce n’est pas chose possible. Il faudrait que tu rentres. Où? Tu l’ignores mais tu n’en diras rien. Alors tu déplies ta carcasse d’adolescent mal dégrossit, sentant tes muscles éprouvés par le travail et refroidis par la neige tirer douloureusement. Maintenant qu’il te l’a rappelé, le froid semble mordre plus sévèrement ta chaire, comme s’il avait fallut qu’on te le dise pour que tu le ressentes. Alors tu frissonnes en resserrant tes bras autour de ton corps.

  - D’accord. Pardonne… Tu allais t’excuser à nouveau du dérangement, mais tu tombes en arrêt lorsque tu regardes à nouveau le barman.

Parfois, à force de baisser les yeux, tu oublies de regarder vraiment le visage des gens. Tu le sais, et te dis que c’est sans doute ce qui vient de te faire perdre tes mots. Certes l’attitude de l’homme en face de toi est assez déconcertante, dès que tu avais commencé à fréquenter le café, tu l’avais remarqué. Entre ce qu’il montre et ce que son corps dit, il y a comme un décalage, une zone d’ombre. Cependant tu n’avais depuis lors noté que ses gestes. Alors qu’à présent, avec sa crinière d’ébène détachée, tu vois autre chose en le regardant. Quelque chose de farouche, qui te trouble un peu et t’effraierait presque. Intimidé tu l’es, et pourtant tu réponds naturellement à son léger sourire, le tien tout aussi incertain. Tu doutes d’avoir vraiment comprit; il n’était pas en train de te chasser?

   - Encore un? La question est d’une innocence toute spontanée; tu te demandes bien pourquoi depuis ce matin les cafés te sont offerts. Enfin… Tu le sais. Tu connais le principe, et cependant tu t’étonnes qu’on te les offre, à toi. A la rigueur, tu comprenais mieux quand Rhia était là. C… C’est gentil. Merci.

Tu es un peu hésitant. Tu as bien sûr envie depuis le début de rentrer dans le café, mais maintenant que tu en as la possibilité, l’idée que tu puisses déranger te taraude. Finalement, le vent qui fouette et glace ton dos te pousse à accepter…. Enfin presque. Tu acquiesces et t’avances mais questionne encore l’homme qui t’invite à entrer, avec une expression inquiète.

   - Vous êtes sûr que je ne vais pas vous gêner?

Tu préfères avant de passer la porte taper tes chaussures pleines de neige, épousseter ton manteau et secouer le long voile de tes cheveux précautionneusement, ne voulant en aucun cas importuner le barman en laissant des traces de neige sale et fondue derrière toi. De même, tu ne lui préciseras pas que tu préfères le cappuccino au café. Depuis que tu as goûté celui qu’ils servent dans l’établissement, tu ne jures que par ça. Mais il n’est pas question de se plaindre, ou de réclamer quoi que ce soit; un café sera chaud et c’est déjà beaucoup plus que tu n’en espérais.

   - Merci beaucoup. J’ne savais pas où aller. Ta voix n’est qu’un murmure embarrassé et tes yeux ne sont déjà plus posés sur lui depuis que tu as franchis le seuil. J’m’appèle Shad’… Tu passes ta main dans ta nuque, avant de précipiter une explication des plus inutiles concernant ta présence devant le bar, faisant buter les mots sur ta langue. J’viens-souvent… On-vient…. Avec-ma-sœur…. On-vient-d’arriver-et… J’savais-pas… Tu inspires profondément pour reprendre ton souffle et te calmer sans chercher à parler plus.

Tu restes donc, planté au milieu de la salle, ne sachant trop où te mettre. Tu aimes l’endroit, il n’y a pas de doute, et cependant à l’heure actuelle, tu es seul et te sens vulnérable sans aucun moyen de passer inaperçu. Tu parcours alors l’endroit des yeux; c’est assez différent une fois qu’il n’y a plus de clients, et tu tentes de te rappeler que c’est un lieu rassurant en venant t’asseoir à ta place habituelle. Le barman aussi et différent et devient un peu plus un inconnu, et il te faut faire un effort conscient pour te remémorer sa prévenance à l’égard de Rhia. Doucement la peur reflux, l’odeur du café qui s’attarde t’aidant à te détendre un peu. Tu oses un nouveau coup d’œil vers l’homme qui après tout t’acceuilles.

   - Vous vous appelez Nikita, c’est bien ça? Tu l’as entendu dans la bouche du patron te semble-t-il. Et si tu l’appelles par son prénom, le barman sera peut-être un peu moins un inconnu.

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#1534 - Re: A Coffee against a White Night - Posté le Jeu 15 Mar - 21:15.
A Coffee against a White Night

Le brun se décala de la porte pour laisser entrer le jeune homme et refermer derrière lui. Simple précaution pour que des passants ne viennent pas à penser que le café et encore ouvert.
Nikita baissa le rideau des vitrines à mis hauteur également. Leur évitant de se retrouver avec des curieux qui viendraient coller leur nez à la vitre.

Se dirigeant vers le comptoir, il sembla marquer un léger temps de réflexion à la remarque du jeune. Comment ça "encore un"? Le temps de se remémorer la journée, il fini par se rappeler que c'était bien aujourd'hui qu'il avait laissé un café offert par la maison. Il lui semblait avoir mélangé les jours, se rappelant très bien d'avoir offert cette consommation, mais, allez savoir pourquoi, dans son esprit, cela remonté a un peu plus longtemps que ça. Sans doute parce qu'il avait trouvé la journée longue. Enfin bref. Alors qu'il était perdu dans ses pensés, ses pas l'avaient mené d'eux même de l'autre coté du comptoir, là même où il se trouvait chaque jours pour servir différentes commandes. Son regard se leva sur l'individu quand il prit de nouveau la parole. Ne semblant pas très bavard, il pencha la tête sur le coté, signe marquant sa curiosité piquée par sa question.


-Si cela me gênait, je ne vous aurais pas proposé d'entrer. Vous ne pensez pas?

Il inspira, expirant alors doucement. Au vu de ses mots un peu plus nombreux que d'habitude,
son accent pouvait être entendu sans problème, léger, appuyé sur certaines syllabes. On entendait qu'il était assez familier avec la langue de ce pays, mais les sons de sa langue natale.
Observant les gestes de Shad qui venait de se présenter alors, il sembla laisser son regard se marquer d'un léger amusement quand il le vit prendre sa place habituelle malgré les autres places libres.
Nikita semblait concentré sur quelque chose par la suite, prenant des ustensiles et autres choses ici et là, suivit de gestes légers sur la tasse qu'il avait en main. Le russe ne cherche pas ç lui faire terminer sa phrase, si il s'était arrêté, c'était pour une bonne raison.


-Je sais que vous venez avec vôtre sœur, je vous ai reconnu, ne vous en faites pas.

Sa réponse semblait déjà un peu plus douce que son invitation précédente. Il rangea et nettoya deux trois choses avant de venir à lui, posant la tasse sur la table. La boisson portait un dessin délicat.

-Et si je ne me trompe pas, vous prenez un cappuccino.

En effet, pour les habitués, il avait tendance à se souvenir des commandes les plus courantes.
Observateur malgré tout, Shad était resté dans son esprit. Pour Nikita, le jeune homme dégageait quelque chose qui le différenciait des autres et c'était chose agréable, qui rendait curieux à son égard. Se permettant de se poser sur le siège face à lui, il croisa les jambes, étirant un peu son épaule avant de hocher doucement la tête.


-C'est bien mon nom, mais en général, on m'appel Niki.

C'était un peu une invitation, lui montrant qu'il lui laisser le droit de l'appeler ainsi si il le souhaitait. Cela ne le dérangeait pas et puis, il sentait le mal aise du jeune homme face à lui, connaissant lui même cette sensation qui laisse paraître malgré les plus grand efforts les gestes et les signes montrant une gêne, même si c'était minime.

Restant silencieux un instant, évitant de garder le regard vissé sur Shad pour éviter de le mettre en déroute, il laissa sa jambe balancer doucement dans le vide, avant de plisser le nez un court instant, montrant qu'il semblait réfléchir à quelque chose. Une conversation peut être? Pour éviter le silence désagréable.


-Vous aimez l'endroit?

Il ne désigna pas si il parlait du café ou de la ville en lui même, lui laissant le choix de répondre à sa convenance.

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#1574 - Re: A Coffee against a White Night - Posté le Dim 18 Mar - 16:44.
A Coffee against a White Night
    Tu avais simplement opiné du chef à sa réponse en rougissant sous ton hale. Certes c’était stupide de demander si tu gênais, surtout alors que tu venais d’entrer. Mais tu n’avais pu non-plus t’en empêcher, inquiet comme toujours de faire ce qu’il ne faut pas ou d’importuner par ta seule présence.

Une fois installé tu suis discrètement du regard le barman tandis qu’il s’affaire comme à son habitude. En fin de compte ce n’est pas si différent de ce qui se passait le matin même; il s’activait et toi, l’air de rien tu l’observais, notant la fluidité de ses gestes et leur maîtrise. Sauf que ce qui d’habitude n’était qu’une contemplation distraite de ta part, semble une évidence trop criante maintenant que vous êtes seuls. Pour lui, comme pour toi, et tu t’obliges à baisser les yeux malgré le balai hypnotique des ses mains derrière le comptoir. Ton regard s’arrête sur tes propres mains noircies par le travail que tu viens alors cacher sous la table, un peu honteux, en te demandant si tu n’as pas encore quelques brindilles de foin accrochées dans tes cheveux. Rhia te l’a assez dit; les humains donnent beaucoup d’importance à l’allure, mais tu as beau essayer, tu n’en as aucune.

Sa voix aux accents étonnants interromps tes préoccupations sociales et esthétiques, ce qui finalement te fait relever les yeux vers lui avec une expression déconcertée. Il t’a reconnu? Tu pensais au fond passé encore inaperçu au milieu de la clientèle et ton sentiment oscille dangereusement entre l’inquiétude, et la curieuse satisfaction d’avoir été remarqué. Tu n’as toujours pas réussis à décider de ta réaction quand il revient et pose une tasse fumante devant toi. Tu lui adresses un regard un peu perdu, avant de sourire en fin de compte quand il évoque ta boisson favorite.

    - Oui. Merci.

Tu oublies dès lors tes mains sales et vient automatiquement les poser contre la tasse pour les réchauffer, faisant cliqueter légèrement tes ongles trop longs contre la porcelaine. Tu le sens s’asseoir en face de toi, et intimidé tu baisse la tête sous prétexte de humer l’odeur de ton cappuccino et tu admires le dessin subtil sur la mousse de lait. Tu n’ose le regarder mais au moins tu réponds d’une voix douce.

    - D’accord… Niki. C’est moins joli que Nikita tu trouves, et cependant n’usant pas toi-même de ton prénom en général, tu te dis que peut-être comme toi il préfère user du diminutif. C’est comme Shad’. C’est un surnom… Tu hésites de peur d’être ridicule avant de lâcher tout bas. Pour Shadow…. Tu préfères Ohanzee, mais il n’y avait que ton père pour t’appeler comme ça. Et Rhia parfois, sous le coup de l’émotion en général. Ça te paraîtrait curieux de le donner à quelqu’un d’autre.

A présent tu dois paraître bien étrange au barman… Enfin à Nikita. En général les gens te jaugent un peu bizarrement quand ils prennent connaissance de ton prénom, aussi la plupart du temps tu le tais. Pourtant là c’est sortit tout seul, que ce soit parce que l’intimité du café désert s’y prête, ou pour meubler le silence qui s’installe entre vous.

Nikita le laisse en effet s’étirer un peu alors que tu détruit à regret le dessin qui orne le breuvage chaud qu’il t’a servit en prenant une gorgé. Les lèvres dissimulés par la mousse, tu te permet de l’étudier sans insistance, guettant un jugement ou une réaction. Mais à la place tu remarques une nouvelle fois sa réserve, cette distance que tu l’as toujours vu garder avec la clientèle… mais peut-être aussi un peu d’introversion et en faite cela te rassure. Tu te détends légèrement et soupire en reposant ta tasse. Le silence te gêne moins en sachant qu’il est juste plus facile pour vous deux. Te reviens en mémoire un des enseignement de ton père à ce propos d’ailleurs; ‘On ne se sent bien avec quelqu’un qu’à partir du moment où l’on peut garder le silence sans en être gêné’. Ce n’est pas vraiment ça à l’instant tandis que tu observes le barman réfléchir et néanmoins c’est à cela que tu pense avant qu’il ne brise le silence.

Tu suis son regard et détailles la pièce avec calme puis hoche la tête. A l’heure actuelle le café semblerait presque être un cocon contre le froid avec ses rideaux baissés qui dissimulent la tempête de neige. C’est chaleureux et confortable une fois que tu ne craints plus d’être indésirable.

    - Je l’aime beaucoup. Je connais pas vraiment la ville encore… à par les écuries où je travaille et ici. Je crois que c’est pour ça que je me suis retrouvé là après mettre un peu perdu. Tu lui adresses un sourire franc cette fois-ci. J’ai de la chance. Mais un doute se glisse dans ton regard presque aussitôt. ...Enfin j’espère que ma sœur pensera à me chercher ici. Autrement tu ne sais pas où tu passeras le reste de ta nuit. Mais tu éloignes cette préoccupation en souhaitant que Rhia ne passe pas toute la nuit à décharger les convois et arrive. Pour le moment tu es là. Avec Nikita. Vous venez de loin aussi? Tu désignes ton oreille. Vous avez un bel accent. Le tien s’est depuis longtemps perdu et ce n’est pas plus mal mais tu sais que pour certaines personnes comme Rhia, il demeure malgré les années. Ça fait longtemps que vous êtes ici?


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#0 - Re: A Coffee against a White Night - Posté le .

A Coffee against a White Night

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