Trois camps se disputent la ville de Meiland...

La ronde des Petterson

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#713 - La ronde des Petterson - Posté le Dim 19 Nov - 15:46.
Je me levais enfin de mon pieu, il était même pas midi. Je me levais tôt pour une fois, vu qu'on était le w.end. Je me levais, allais prendre une douche tout en réfléchissant à ma journée. Hier soir, dans le bar où je traine pour trouver des missions en tant que Chasseur, une missive m'avait été donnée par une connaissance. La demande d'un fermier, qui a des doutes sur ce qu'il se passe autour de sa ferme. Des traces qui ne ressemblent pas à celles des animaux sauvages du coin. J'avais accepté, disant que j'allais passer le w.end suivant. C'était une petite mission de routine, simplement quelques vérifications à faire. Le fermier, un certain Petterson, avait juste des craintes et non des preuves. Mais bon, un boulot est un boulot.

" Ha.... une petite balade dans les champs, hein ?"

Sortant de la douche, je mettais mon pantalon et partais faire un tour dans le bureau où j'entreposais mes armes. Qu'allais je prendre aujourd'hui... Le risque n'était pas identifié clairement, donc il fallait que je reste polyvalent. Je prenais le nécessaire, sortant une de mes épées, une dague longue et quelques leurres. Je repartais dans ma chambre pour finir de m'habiller, mettre mes affaires dans un sac, mes lunettes de soleil et c'était parti. Il faisait beau dehors, ce qui état une chance. De ce que l'on m'avait dit, la ferme n'était pas à côté de la ville, j'en avais pour un moment pour y aller. Il me fallait un bolide, pour espérer y arriver en fin d'après-midi. Et ce que j'avais à disposition... En dehors de l'immeuble, j'allais vers un petit local fermé avec des chaines et un cadena. Pour en sortir... la Bête. Un vélo, rafistolé de partout, avec un panier derrière et de quoi ranger ses épées sur le côté. Le grand malabar qu'il était enfourchait le vélo, partait ainsi en vadrouille. Mes lunettes de soleil sur le nez, j'imaginais en rigolant ce que les gens devaient penser en me voyant passer.

" De quoi j'ai l'air maintenant...."

Je sortais de la ville, et pédalais pour quelques heures. J'arrivais ainsi en milieu d'après-midi à l'endroit indiqué, bien mis en forme avec les kilomètres dans les pattes. Cependant, je ne savais pas trop quelle ferme était considérée. Je regardais autour, un peu en sueur avec le soleil et l'effort. Je vis non loin une personne, et descendais de mon vélo pour l'approcher. Une fois assez près, je lui souriais et l'interpellais amicalement.

" Hé ! C'est bien ici la ferme des Petterson ?"

Il avait l'air jeune, plus jeune que moi c'était certain. Je ne savais pas si c'était celui que je devais rencontrer. Peut être la famille ou bien un employé. Quoi qu'il en soit,
je ne voulais pas être venu pour rien.
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Emploi, occupation : Fermier
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#714 - Re: La ronde des Petterson - Posté le Lun 20 Nov - 5:15.
Lorsqu’on avait des cultures, faire avec les animaux sauvages était une obligation. C’était donc un problème récurrent qui survenait années après années, avec des conséquences plus ou moins importantes selon le type d’animal et surtout leur nombre. Mais ils avaient toujours su faire ou au moins contenir les dégâts, aidés en cela par Burns, leur Lévrier irlandais qui n’avait jamais hésité à s’attaquer à plus gros que lui.

Mais cette année, les dégâts avaient été sans commune mesure. Et surtout, ils s’étaient répété champ après champ sur toutes leurs cultures. Même lui qui ne portait pas spécialement la ferme dans son cœur -et c’était peu de le dire !- s’était senti personnellement agressé. Et il ne parlait même pas de son père qui n’arrêtait plus de hurler après tout ce qui bougeait depuis des jours.
C’était son papy qui avait commencé à aborder le sujet des chasseurs, pour se voir aussitôt et plutôt vertement, rembarré. Mais il avait remis le sujet sur le tapis jour après jour, et dégâts après dégâts, jusqu’à ce que finalement son père cède et aille demander de l’aide auprès d’un de ces fameux chasseurs. Lui fût bien sûr, et comme à chaque fois que sa présence ne s’avérait pas absolument nécessaire, prié de rester sur la ferme. Sa prison à ciel ouvert…

Tout le monde attendait donc l’arrivée de ce chasseur avec beaucoup d’impatience, lui comme tous les autres même si c’était pour des raisons différentes. Parce qu’il était indubitablement curieux de savoir à quoi pouvait bien ressembler ce genre d’homme et surtout, ce qu’ils étaient capables de faire.

Il fut donc plus que satisfait de savoir son père dans la grange occupé à hurler après Clyde  -et il ne voulait même pas savoir ce que celui-ci avait encore fait-  lui laissant ainsi le champ libre pour accueillir celui qui attisait tant sa curiosité. Et il ne fut pas déçu.
Il était clair qu’il ne valait mieux pas avoir un gabarit comme le sien pour aller chasser des bêtes sauvages… Ou quoi que ce soit d’autre.  Mais là, il devait bien avouer qu’il était impressionné.

« Oui, c’est bien ici. Je suis le fils Petterson. Enfin, le petit-fils… Mais vous pouvez m’appeler Ben. Et faites pas attention à mon père qui hurle là-bas, il est plutôt à cran avec ce qui se passe… »

Il avait désigné d’un vague geste la grange tout en faisant une sorte de moue, indécis quant à faire un véritable sourire ou une grimace désolée.  « Venez, vous allez pouvoir déposer votre vélo contre la maison le temps que je mette mes bottes et ma veste. » Parce qu’on ne pouvait pas dire qu’avec sa chemise, il était véritablement habillé pour aller dans les champs.
Il ne s’attarda d’ailleurs pas une fois entré dans l’immense cuisine qui faisait aussi office de pièce à vivre pour toute la famille, parlant tout en s’habillant.

« Papy ! On va voir les champs tant que Dad est occupé. Je prends Burns avec nous… »
« Ça va pas arranger l’humeur de ton père ça… » Haussant les épaules dans un geste de totale indifférence, il parla plus pour lui-même que pour son papy.
« Un peu plus ou un peu moins, ça va pas changer grand-chose… Allez la mocheté, on y va ! » Le chien, immense, et semblant bien habitué à son surnom, se redressa aussitôt pour le suivre. « Ben, fais attention et va pas dans les bois. » « Oui, oui … » Mais en vérité, il n’écoutait déjà plus, Sa veste sur le dos et Burns sur les talons, il sortait déjà de la maison sous le regard inquisiteur et véritablement inquiet du plus vieux des Petterson, qui fixait bien plus le chasseur que son petit-fils.

Une fois dehors, la situation semblait être devenue beaucoup plus calme puisque plus aucun cri ne se faisait entendre, ce qui lui fit faire une grimace ennuyée. « On ferait mieux de se dépêcher si on veut pas avoir mon père sur le dos ! On va couper par-là… Burns ! Amène-toi ! »

Ce n’était pas vraiment un raccourci mais tourner derrière la maison avait l’avantage de les mener aux champs tout en les cachant de la vue de la grange. Il en profita d’ailleurs pour expliquer pourquoi ils avaient fait appel à lui, tout en s’excusant pour le côté brut de décoffrage de sa famille.

« Désolé pour l’accueil, on peut pas dire qu’on aime trop les étrangers chez les Petterson. C’est des gens de la terre, passé les p’tits zoizaux et les p’tites plantes qui poussent, il n’y a pas grand-chose qui les intéresse… Sinon en parlant de plantes qui poussent, on a trouvé ça dans les champs dévastés… »

Il sortit de la poche de sa veste deux touffes de poils d’animal sans nul doute sauvage, mais qui le laissait pour le moins perplexe.

« C’est rien de ce qu’on connait habituellement par ici. Aucune idée de ce que ça peut être, et pourtant on a l’habitude des animaux sauvages. Mais surtout, c’est intelligent. Ça réussit même à faire perdre sa trace à Burns et croyez-moi, ce n’est pas le genre de chien à laisser filer une proie. »

Et pour le coup, c’était lui qui se retrouvait à fixer le blanc cherchant à déceler la plus petite trace de compréhension dans son expression.
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#732 - Re: La ronde des Petterson - Posté le Mer 22 Nov - 18:47.
Le gamin devant moi se présenta, n’étant pas apparemment le propriétaire en chef de cette ferme. Et vu comment il en parlait, il ne devait pas non plus être beaucoup aux commandes et plus subir les attitudes de sa famille. Je le saluais, lui serrant fermement la main et me présentant.

«  Je me doute… Je me nomme Aithusa Ewald, mais votre père a du entendre parler de moi sous le nom du Chasseur d’Ydalir, mon nom de code. Tu peux m’appeler Ewald ».

[i]Il me proposa de le suivre, pour qu’il puisse se changer et me laisser déposer mon vélo. Je le suivais, allant à côté du bâtiment et le laissant entrer. Je posais mon vélo contre le mur, le chainais et le cadenassais (on ne sait jamais) pour ensuite sortir mon matériel. Je prenais mon épée pour l’attacher à ma courroie dorsale, prenait mes dague, remplissais mes poches de ceintures de quelques éléments en plus. Tout en m’harnachant, j’entendais les bribes de conversation entre le fils et les différents hommes de la maison. Aucun ne prit la peine de venir me voir pour se présenter, ou bien vérifier quoi que ce soit. Même le chien, assez gros et qui devait garder la ferme, restait là à me regarder d’un air peu motivé. Ne pas être le centre de l’attention ou de la méfiance généralisée, ce n’était pas souvent. Mais pour une fois, je m’en accommodais plutôt bien. Ben ressortit enfin, avec un équipement plus adapté. Il ne semblait pas à l’aise, appelant son chien et plutôt pressé de partir. Je le suivais sans rien dire, remarquant cependant quand nous partions le vieil homme qui était sorti de la maison et me jetais un regard peu avenant. Charmant…

Nous marchions un moment, puis le gamin finit par vouloir changer d’itinéraire. Il disait ne pas vouloir rencontrer son père, je ne savais pas de quoi il avait peur en fait. Après tout, j’étais là sous leur demande, non ? Quelque chose me disait que Ben n’avait peut-être pas vraiment le droit de m’accompagner, ou d’aller dans ces fameux bois. Je les voyais d’ailleurs, longeant les champs au loin mais donnant une certaine impression de mur végétal. Quoi qu’il en soit, je suivais le gamin, acquiesçant sans broncher.


« Comme tu veux, tu connais l’endroit. »

Nous marchions d’un bon pas, le chien nous suivant à la trace. Ben s’excusa de l’attitude de sa famille, y voyant là l’hospitalité si caractéristique des gens de la campagne face à des étrangers. Je le rassurais, lui disant que je n’en faisais pas vraiment grand cas.

« J’ai l’habitude, en général on n’aime pas trop la venue d’un Chasseur, qu’il soit employé ou non. La campagne ou la ville n’y change pas grand-chose. »

Je souriais, me rappelant que j’avais eu des accueils bien pires que cela. Être ignoré avait son bon également. Mais je l’écoutais surtout me raconter brièvement ce qu’il s’était passé. Concentré, j’essayais de réfléchir à ce que cela pourrait être. Ces personnes connaissaient la campagne, leur environnement. S’ils disaient ne jamais avoir de bestiole semblable, je pouvais leur faire confiance à ce niveau- là. Il me tendit une boule de poils, me racontant la difficulté pour traquer cet « animal ». Je prenais la touffe de poils, jouant entre mes doigts pour sentir la texture et le fixant de mon œil d’expert.

« Mh… En effet, ce n’est pas vraiment animal. Ca ressemble potentiellement à un morphe, type… Félin, vu l’odeur. Mais c’est à confirmer. »

J’avais en effet rapidement reniflé cette fourrure, qui portait une odeur musquée caractéristique des grands félins. Un solitaire, peut être ? Que cherchait il ? J’étais en manque d’information sur ce qu’il s’était passé, n’ayant pas vraiment eu un rapport détaillé pour cette mission. Je fixais Ben, cherchant des réponses.

«  Raconte-moi tout. Depuis quand cela a commencé ? Quels sont les dégâts et les traces repérées ? Quelle zone est principalement touchée ? »

Toutes ces informations me diront à quoi je devais m’attendre, mais également comment appâter cette bestiole. Pour comment la tuer, on verra après. Connaitre l’ampleur des dégâts était un premier pas pour connaitre mon ennemi.
[/i]
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#759 - Re: La ronde des Petterson - Posté le Lun 27 Nov - 2:06.
Aithusa Ewald, Chasseur d’Ydalir… Chacun de ces noms lui évoquait le voyage et les contrées lointaines. Loin, très loin, de cette ferme en tout cas. Alors forcément, entre le nom, la profession, les armes et ce qu’était Ewald avec son physique et ses longs cheveux blancs, il ne pouvait que jeter un regard intéressé sur celui-ci. Parce qu’il fallait bien avouer que celui-ci était à tout point de vue, son exact opposé ! Et surtout Ewald semblait se suffire à lui-même et être libre comme l’air. Et s’il avait toujours su qu’il existait des types comme lui, c’était bien la première fois qu’il en voyait un sur la ferme.

Après les Petterson n’aimaient pas les étrangers, chasseurs ou pas, c’était un fait universellement connu de tous. Ou du moins tous ceux ayant eu à les côtoyer. Mais que les chasseurs puissent attirer l’antipathie de la population en générale, ça il ne comprenait pas. La question tomba donc aussitôt.

« Pourquoi ? Vous chassez aussi les humains lorsque les autres races vous le demandent ? »

Ça avait tout de la pure provocation à la limite de la plaisanterie de mauvais goût mais la question était pourtant bel et bien posée. Il poursuivit d’ailleurs sur le même ton alors qu’intrigué, il lui lançait des rapides coups d’œil. « Est-ce que vous allez demander une rémunération autre qu’en espèces sonnantes et trébuchantes ? Ou est-ce qu’il y a une clause quelconque cachée quelque part ? »

Et pour le coup, il était véritablement curieux du coût de ses services. Mais il n’était pas inquiet, sachant déjà que son père viendrait y mettre son grain de sel au moindre problème. Et sans même qu’il n’y ait de problème d’ailleurs.
Rien que le fait qu’il se soit ‘enfuit’ avec Ewald allait forcément faire réagir son père à son retour. Parce que celui-ci n’allait guère apprécier de savoir qu’il avait eu contact avec quelqu’un de l’extérieur de la ferme. Des fois que cela lui donne l’idée de partir d’ici…

Préférant ne pas s’attarder sur cette idée un peu trop séduisante, il montra au chasseur les poils qu’ils avaient retrouvés dans les champs, pour obtenir finalement la réponse que chacun d’eux craignait sans oser, par pure superstition, l’évoquer à haute voix. Un métamorphe.
Secouant la tête, il se retrouva soudainement démuni à expliquer pourquoi un métamorphe s’en prendrait à eux. Parce que cela ne pouvait être que cela au vu de la fréquence et de la récurrence de ces ‘attaques’.

« Tous les champs sont touchés, à tour de rôle. On ne peut pas tout surveiller, et encore moins veiller la nuit sur les champs et travailler le jour. Sans compter que la nuit si près des bois, on ne peut pas rester seul, c’est trop dangereux. Venez, c’est par là… Vous allez voir par vous-même.»

Burns sur leurs talons, ils sortaient du périmètre de la ferme pour se diriger vers les champs alors qu’il se plongeait dans un silence songeur en se demandant pourquoi un métamorphe s’en prendrait à eux. Une basse vengeance envers son père ?... Il ne voyait que cela mais l’explication ne le convainquait pas. C’était la ferme qui était touchée, les futures récoltes et toutes les rentrées d’argent que celles-ci représentaient…

« Vous allez vraiment le chasser ?... Le tuer ? »


Et c’était en fait la question qui le taraudait depuis la confirmation qu’il ne s’agissait pas d’un animal.
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