Trois camps se disputent la ville de Meiland...

La nuit, c'est fait pour dormir... Ou pas. [Orphée]

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#678 - La nuit, c'est fait pour dormir... Ou pas. [Orphée] - Posté le Dim 12 Nov - 2:20.
Son père avait hurlé. Encore une fois. Mais cette fois-ci, c’était à escient.  Clyde avait encore fait une bourde et c’était loin d’être la première que cet ouvrier agricole faisait mais surtout, il n’en avait rien dit. Ce n’était que très tard qu’ils avaient découvert la plaie à la jambe du cheval. Nul n’avait su comment cette bête avait pu se blesser ainsi avec un tesson de verre mais il n’en restait pas moins que la plaie était vilaine, et qu’elle commençait déjà à s’infecter.

C’était son papy qui avait commencé à faire les premiers soins, son père étant trop occupé à tempêter à l’extérieur de l’écurie, mais devant l’état de l’animal, il avait jugé bon de faire chercher le vétérinaire. Ou un de ses assistants parce qu’en pleine nuit, c’était généralement les étudiants qui prenaient les gardes. Sauf qu’eux, n’avaient pas d’étudiants agricoles serviables et corvéables à merci.

Son père avait donc envoyé papy se reposer un peu et lui avait laissé le soin à lui de veiller sur le cheval puisqu’après tout, il passait ses journées le cul assis sur une chaise. Bah voyons !... Il y avait vraiment des fois où il avait envie de plier bagages et de dégager à Birmingham. Mais avec aucune formation dans les mains, si ce n’est celle de garçon de ferme, puisqu’il avait dû arrêter l’école dès que celle-ci n’avait plus été obligatoire -pour aider à la ferme justement !- il se retrouvait sans diplôme. Et ici, il avait au moins un toit sur la tête et de quoi se remplir le ventre. Même si cela voulait aussi dire faire avec les crises de son père et attendre trois plombes la venue d’un petit chanceux qui n’était pas né lui dans une ferme !

Mais il ne tenait pas non plus à ce que ce canasson meure. Pas qu’il aimait plus les chevaux par rapport aux autres animaux en général, mais il ne tenait pas à faire avec la colère de son père s’ils perdaient un cheval. Quitte à devoir passer une nuit blanche à surveiller ce stupide canasson pas fichu de savoir où poser ses pattes.
Et puisqu’il était là, il avait autant à faire en sorte à ce que l’animal ait tout ce qu’il lui fallait. Il s’occupa donc de lui changer la paille de son boxe et ne lâcha sa fourche que pour aller lui remplir un seau d’eau fraiche. Il tenta bien de lui donner un ou deux morceaux de carottes mais celui-ci les dédaigna, ce qui le fit réellement s’inquiéter. Avait-on déjà vu un cheval refuser une carotte ?!

Il ne fut donc pas mécontent d’entendre des bruits de pas à l’extérieur et alla jusqu’à la porte coulissante de l’écurie pour la faire glisser dans son rail, et éclairer la venue du vétérinaire.
Et pour le coup, il ne s’était pas trompé. C’était bien un petit jeune qu’on leur envoyait… Mais jeune ou vieux, tout ce qu’il demandait c’était qu’il sauve Jumper. Le reste n’avait guère d’importance.

« Bonsoir, c’est pour Jumper, il s’est blessé avec un tesson de verre mais on ne l’a pas vu tout de suite et c’est pas très beau. On pense qu’il a de la fièvre… »

Enfin ‘on’, c’était surtout son papy qui avait déterminé tout cela. Lui s’était surtout contenté de faire ce qu’on lui avait demandé.
Précédant le vétérinaire, en lui lançant un regard curieux au passage, il ouvrit le boxe tout en déplaçant la fourche plus loin pour ne pas qu’elle gêne. Caressant Jumper le long de son dos pour le tranquilliser, il désigna la plaie qui suintait malgré les lavages que son papy avait déjà faits.

« Ça a déjà été nettoyé mais ça suinte toujours… Oh, et je suis Ben, le fils Petterson ! On vous a encore jamais vu ici... »

Ce qui pouvait sembler logique parce que faire déplacer le vétérinaire en pleine nuit, c’était bien le genre de chose qu’ils évitaient de faire ! Rien que pour une question de coût financier. Et il savait de quoi il parlait puisque c’était lui qui les payait les factures. C’est que ce n’était pas gratuit les vétérinaires, et encore moins en pleine nuit. Et puis franchement la nuit, il avait quand même mieux à faire qu’à veiller un stupide canasson. Comme dormir, par exemple…

« Hésitez pas à demander si vous avez besoin de quelque chose… »


Parce que pour le coup il se sentait un peu inutile là, les bras ballants, à attendre… Bah, qu’on lui dise quoi faire.

La nuit, c'est fait pour dormir... Ou pas. [Orphée]

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